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Archive for décembre 2012

Flop 10 des pires films de 2012

31 décembre 2012 2 commentaires

2012, année de la loose ? La fin du monde annoncée n’a finalement pas eu lieu, mais nous avons eu droit à quelques catastrophes cinématographiques au cours des 365 jours passés.

Après vous avoir livré mon top 10, voici un petit passage en revue du meilleur du pire, avec les 10 films que j’ai trouvés les plus ratés, ou décevants :

1. Hunger Games (Gary Ross) : un film hideux, réalisé avec les pieds, dont je m’étonne qu’il ait reçu autant de louanges de la part de la critique. Une adaptation d’un roman pour ados à succès qui plagie allègrement Battle Royale pour en faire une version édulcorée, invraisemblable et finalement bien peu subversive. Et interminable pour couronner le tout ! A éviter !

2. Resident Evil – Retribution (Paul W. S. Anderson) : un nanar qui aurait tout autant pu figurer en première place de ce flop 10 tant il était pénible à regarder. J’y suis allé pour le fun, or le film en était totalement dépourvu. Un enchaînement interminable de gunfights et d’explosions à vous filer une migraine pour dix jours (3D oblige). Une belle bouse…

3. Piégée (Steven Soderbergh) : Soderbergh signe son film ‘what the fuck’ de l’année et s’offre le luxe de convoquer un casting 4 étoiles pour un film de merde. Une pâle copie de la saga Jason Bourne au féminin, le scénario et l’inventivité en moins. Tout est dans la bande-annonce.

4.Piranha 3DD (John Gulager) : un nanar assumé, direct-to-DVD, qui fait suite au remake Piranha 3D réalisé par le français Alexandre Aja. Mais ni drôle, ni effrayant. Même le caméo de David Hasselhof est raté.

5. Looper (Rian Johnson) : Probablement l’imposture de l’année vu comment ce film a été survendu. Ce qu’on a vendu comme le nouveau phénomène SF de 2012 s’avère être une immense déception, la faute à un scénario bourré d’incohérences que l’odieux connard a fabuleusement recensé sur son blog, qui patine dès la première moitié du film. Et pourtant ça commençait plutôt pas mal. Une belle déception !

6. The Amazing Spiderman (Marc Webb) : Une seule question : pourquoi ? Pourquoi refaire un Spiderman seulement 10 ans après le premier, pour n’en changer que le méchant (bien raté d’ailleurs) et relancer une franchise en bout de course ? Je crois connaître la réponse ($$$)… Une chose est sûre, le résultat ne surpasse pas celui de l’original de Sam Raimi.

7. Associés contre le crime (Pascal Thomas) : j’avais plutôt bien aimé le tandem d’enquêteurs vieillots d’Agatha Christie, Prudence et Bélisaire Beresford, dans leurs aventures précédentes de Mon petit doigt m’a dit et du Crime est notre affaire. Malheureusement, leur troisième enquête, tentée de surnaturel, tombe complètement  côté de la plaque.

8. Bye bye Blondie (Virginie Despentes) : Une love story entre Béart et Dalle, deux anciens sex symbols, pourquoi pas ? Le problème c’est qu’on n’y croît pas une seconde et que le film est réalisé comme un téléfilm de France 2. Heureusement que la prestation de Clara Ponsot et Soko relève le niveau.

9. Prometheus (Ridley Scott) : Un film que j’attendais probablement trop et ne se révèle pas être à la hauteur de mes espérances, la faute à un scénario raté. Reste la scène de la césarienne et quelques séquences visuellement époustouflantes.

10. Blanche-Neige et le Chasseur : Une relecture sombre et féministe du conte qui malgré quelques qualités visuelles pêche clairement au niveau de son scénario et de son interprète principale, au charisme inexistant. Heureusement il y a Charlize.

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Top 10 des films de 2012

27 décembre 2012 2 commentaires

2012, c’est presque fini. L’occasion de jeter un petit coup d’oeil dans le rétro sur une année ciné assez riche et de vous proposer mon top 10, forcément très subjectif, des meilleurs films sortis ces douze derniers mois.

1. The Dark Knight Rises : Une conclusion parfaite à la trilogie Batman de Christopher Nolan, à la fois sombre et puissante. Ce dernier épisode a beau souffrir d’un bad guy moins génial que le Joker d’Heath Ledger, il n’en reste pas moins passionnant et impressionnante de maîtrise sur le fond et la forme. Du grand divertissement.

2. Le Hobbit : Un voyage inattendu. Malgré quelques longueurs dues à un scénario qui étire un peu artificiellement le matériau original du conte de Tolkien, Peter Jackson nous replonge avec plaisir en Terre du Milieu et nous offre ce qu’il faut de souffle épique et de nostalgie pour nous embarquer sans réserve dans cette aventure. Une double introduction à la trilogie du Hobbit et du Seigneur des Anneaux enlevée et très bien menée qui ne peut que nous donner envie de voir la suite prévue pour décembre 2013.

3. Skyfall : Sam Mendes signe son premier véritable blockbuster avec cet épisode qui marque les 50 ans de James Bond, et s’avère être probablement l’un des meilleurs de la saga. Entre grand spectacle et introspection, le réalisateur britannique confronte Bond à son passé et lui offre au passage un supplément d’âme salvateur. L’introduction, magnifiée par la chanson d’Adele, et la conclusion, stupéfiante de beauté formelle, ne peuvent que rester dans les esprits.

4. De Rouille et d’os : Jacques Audiard prouve une fois de plus, s’il en était besoin, qu’il est l’un des meilleurs auteurs français. En adaptant une nouvelle anglaise, Rust and Bone, il signe une oeuvre bouleversante et profondément humaine, une rencontre entre deux éclopés de la vie qui vont se sauver l’un l’autre. L’interprétation de Matthias Schoenharts et de Marion Cotillard, qui fera oublier sa piètre prestation de The Dark Knight Rises, est irréprochable.

5. Argo : Ben Affleck n’a pas joué que dans des chefs d’oeuvre, mais se révèle être un réalisateur très doué. Il le prouve avec cette histoire vraie, toute droit sortie des affaires déclassées de la CIA. Un film au suspense haletant, qui mêle dimension politique avec la crise des otages en Iran, et satirique sur le système hollywoodien, sans verser dans le manichéisme. Un thriller très efficace.

6. Avengers : Un pur concentré de fun et d’action brillamment orchestré par Joss Whedon, et un plaisir de gamin de voir réunis les héros de Marvel pour une baston intergalactique absolument démente. L’antithèse du Batman de Nolan, pour autant tout aussi plaisant à regarder.

7. Laurence Anyways : Pari osé que celui de Xavier Dolan, qui pour son troisième long métrage s’attaque à un film fleuve de 3 heures sur l’histoire d’amour impossible entre Fred (l’impressionnante Suzanne Clément) et Laurence (Melvil Poupaud), qui décide un beau jour de devenir une femme. Habité, porté par une BO et des plans superbes, Laurence Anyways est une vraie réussite.

8. Frankenweenie : On ne l’attendait presque plus tant il avait tendance à s’être perdu artistiquement le pourtant génial Tim Burton. Et pourtant, il signe avec Frankenweenie le film d’animation de l’année, sous forme de vibrant hommage aux films de monstres et d’horreur des années 30.

9. Ted : la comédie de l’année, irrévérencieuse, gentiment trash et complètement jubilatoire. Un ours en peluche qu’on adorerait avoir à ses côtés.

10. Dans la maison : un film à la fois drôle et inquiétant, au suspense très efficace, doublé d’une mise en abîme passionnante sur la création.

En bonus, un petit montage venu des US des films qui ont marqué l’année, parmi lesquels les français Amour et De Rouille et d’Os.

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Critique : « Main dans la main » de Valérie Donzelli

19 décembre 2012 1 commentaire

20349906.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAprès le triomphal « La Guerre est déclarée », le duo Valérie DonzelliJérémie Elkaïm se reforme pour « Main dans la main », une comédie atypique et souvent burlesque aux références multiples. Toujours derrière la caméra, Donzelli cède cette fois-ci le rôle principal à Valérie Lemercier, qui interprète Hélène Marchal, une professeur de danse de l’Opéra de Paris très guindée, dont la vie va être bouleversée par une rencontre avec Joachim Fox, un miroitier provincial venu changer un miroir de sa salle de danse. Car au moment où ces deux êtres que tout oppose se retrouvent nez à nez, ils deviennent après avoir échanger un baiser comme aimantés : les deux se suivent et font automatiquement les mêmes gestes, incapables de se séparer. Une métaphore du coup de foudre en somme.

Un point de départ surréaliste et fantaisiste qui donne l’opportunité à Donzelli d’orchestrer quelques passages chorégraphiés assez savoureux, dans une atmosphère souvent légère mais parfois aussi mélancolique. Le problème, c’est que bien que le postulat surprenne et amuse dans un premier temps, la mayonnaise ne prend pas vraiment. La faute à un scénario assez foutraque où les idées fourmillent sans vraiment donner de cohérence à l’ensemble, et des enjeux dramatiques finalement si ténus qu’on en vient presque à se désintéresser de ce qui va se passer pour les membres de ce couple esclaves l’un de l’autre malgré eux. La référence appuyée au cinéma de Truffaut et l’usage trop fréquent de la voix off n’y sont probablement pas étrangers.

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Malgré l’implication et le charme de ses interprètes principaux, qui n’hésitent pas à donner de leur personne (avec un Jérémie Elkaïm irrésistible en tutu, pour ne citer qu’un de ses moments de bravoure), on reste donc un peu sur notre faim et dubitatif devant l’histoire, pleine de promesses, qui nous est racontée. C’est d’autant plus dommage que certaines séquences sont vraiment très réussies, comme celle où Joachim montre à Hélène une chorégraphie de Pina Bausch en langage des signes qu’il a apprise tout seul, parce qu’il la trouvait belle.

Un film inabouti qui malgré de bons moments a un peu tendance à nous laisser sur le bord de la route.

Critique : « Le Hobbit : Un voyage inattendu » de Peter Jackson

18 décembre 2012 7 commentaires

Le-Hobbit-Un-voyage-inattendu-3D_portrait_w193h257Il aura fallu patienter neuf ans après la sortie du « Retour du roi », dernier épisode de la cultissime trilogie du « Seigneur des Anneaux », pour découvrir sur grand écran les aventures de Bilbo le Hobbit et son voyage très attendu. Un temps dévolue à Guillermo del Toro, également co-scénariste de cette nouvelle adaptation de Tolkien, et après d’interminables soucis de production, c’est finalement à Peter Jackson qu’a encore échu la lourde de tâche de mettre en images ce « prequel » de l’oeuvre phare de JRR Tolkien. Un retour aux sources pour le réalisateur qui nous replonge avec plaisir en Terre du Milieu.

Adapté du conte pour enfants de Tolkien « Bilbo le Hobbit », les aventures de Bilbo se déroulent une bonne soixantaine d’années avant que son neveu Frodo ne débute sa propre quête qui le conduira au Mordor. Bilbo n’était encore qu’un jeune hobbit vivant dans son trou de la Comté, jusqu’au jour où le magicien Gandalf (Ian McKellen, toujours aussi bon dans l’exercice) vienne troubler sa paisible existence en lui proposant l’aventure de sa vie : aider une compagnie de 13 nains à regagner leur royaume perdu, dont les a délogé le terrible dragon Smaug. Une intrigue plus light et une quête bien plus courte (le roman originel ne compte pas plus de 300 pages quand Le Seigneur des Anneaux dépasse allègrement les 1000) que Jackson a décidé de porter à l’écran en 3 films de près de 3 heures.

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Si la perspective de retrouver l’univers de Tolkien, certains de ses personnages clés (Gandalf, Elrond, Galadriel et bien sûr Gollum) ainsi que les paysages somptueux de la Nouvelle Zélande, dans trois nouveaux longs métrages peut sembler alléchante, il faut bien avouer qu’on sent que Jackson a allègrement tiré sur la corde, en nous proposant un prologue entrecoupé de chansons qui met bien une demi-heure à démarrer. C’est bien là d’ailleurs la principale faiblesse du film dont la narration reprend quasiment à l’identique la structure de La Communauté de l’anneau, avec flashback historique, tergiversations avant de se lancer dans la quête proposée par Gandalf, et parcours semé d’embûches.

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Néanmoins, si Peter Jackson tombe parfois un peu dans la redite, en nourrissant son film de clins d’oeil à ses précédents opus (reprenant le fameux plan de la compagnie marchant en file indienne sur une ligne de crête, pour n’en citer qu’un), il n’a rien perdu de sa capacité à mettre en scène des séquences épiques et toujours aussi impressionnantes, que ce soit dans le tout premier flashback avec la bataille de Thorin ou l’attaque du Dragon, ou dans une course poursuite hallucinante et virevoltante dans les mines. La splendeur des décors et la qualité des effets toujours présente, en plus de faire preuve d’une indéniable générosité dans le grand spectacle (auquel la 3D, quasiment imperceptible, n’apporte rien), Jackson nous offre également des intermèdes plus calmes. Des scènes qui permettent de rappeler qu’au delà de cette quête reste présente l’ombre de Sauron, à l’occasion d’un conseil restreint entre Gandalf, Saroumane, Elrond et Galadriel ; mais aussi des séquences burlesques qui détendent l’atmosphère, comme celle où l’on fait la connaissance de Radagast, un collègue sylvestre et adepte de champignons du magicien gris. Et bien sûr, la scène clé de la découverte de l’anneau et du duel de devinettes entre Gollum, que l’on retrouve avec plaisir, et Bilbo.

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Quant au Hobbit en lui-même, incarné par le britannique Martin Freeman, il parvient à être plus attachant et surtout moins agaçant que Frodo, mais souffre d’un certain déficit de charisme comparé au leader de la troupe, le nain Thorin (Richard Armitage), digne successeur (ou plutôt prédécesseur) d’Aragorn qu’avait si bien interprété Viggo Mortensen.

L’intrigue de « Justice League » révélée ?

14 décembre 2012 2 commentaires

Après avoir révélé (sans que cela ait été confirmé pour le moment) que le grand méchant du futur  film Justice League serait l’ennemi intergalactique Darkseid, Latino Review vient de dévoiler quelques éléments supplémentaires sur ce à quoi on peut s’attendre pour cette nouvelle adaptation des célèbres justiciers de DC Comics.

Selon le site, le scénariste Will Beal est actuellement en train d’adapter le scénario à partir de 3 comics, à savoir les numéros 183 à 185 de la série, publiés en 1980.

Le pitch ? Darkseid élabore un plan machiavélique pour détruire la Terre, pour changer, et la remplacer par sa planète natale d’Apokalips, la bien nommée. Une intrigue de comic book fort classique en somme.

On en saura un peu plus dès que le Man of Steel de Zack Snyder sortira, le réalisateur ayant déclaré que son film serait bien relié avec cette Justice League qu’on devrait voir formée au ciné en 2015.

Une petite bande-annonce du prochain superman pour patienter :

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Critique : « Les invisibles » de Sébastien Lifshitz

10 décembre 2012 1 commentaire

20273627.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxHasard du calendrier, le documentaire « Les Invisibles » de Sébastien Lifshitz, à qui l’on doit les longs métrages de fiction « Presque Rien » ou « Wild Side », sort en plein débat sur le mariage pour tous à un moment où l’opposition de droite conservatrice bat son plein. Ces invisibles, ce sont des seniors, sexagénaires ou plus, homosexuels ou bisexuels qui ont vécu au grand jour et parfois revendiqué leur orientation sexuelle à une époque où le sujet était encore plus que tabou. A travers des entretiens avec ces hommes ou ces femmes, en couple ou non, Lifshitz dresse le portrait de véritables personnalités aux parcours divers qui ont toutes eu à affronter le regard et le jugement des autres, de leur famille à leurs voisins en passant par leurs employeurs et la société dans son ensemble.

Au-delà d’une incontestable réussite formelle – le réalisateur maîtrise parfaitement son cadre, son image, et sait inscrire ses personnages dans leur environnement, souvent rural, auprès de leurs animaux et de la nature – Les Invisibles est aussi et avant tout un témoignage vibrant sur le combat, militant ou non, qu’ont dû mener les homosexuels pour faire accepter leur différence et vivre leur amour comme ils l’entendent.

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Une lutte que les protagonistes de ce film racontent et que le réalisateur évoque par l’intermédiaire d’images d’archive qui nous rappellent que le chemin a été long, l’homosexualité n’ayant été dépénalisée qu’en 1981, par exemple. Une constante à travers les histoires pour autant toutes personnelles et variées qui nous sont racontées. Et pour autant, ces gens à qui Lifshitz donne la parole sont toutes résolument tournées vers l’avenir et pleines de joie, nous offrant une bonne leçon de vie.

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A la fois profondément authentique, véritablement touchant et souvent très drôle, de par la parole très libre de ces vieux homos et vieilles lesbiennes qui se racontent sans détour et évoquent le sexe crûment, Les Invisibles constitue un documentaire inédit et indispensable en cette période où l’on sent remonter une homophobie qui ne dit pas son nom dans certaines franges de la population. Il faut saluer le « casting » qui a été réalisé pour trouver ces personnages souvent haut en couleur, porteur d’une véritable force et d’un courage exemplaire. Ils nous montrent tout simplement à travers leurs histoires croisées, que les homos et les lesbiennes ne sont que des gens qui s’aiment, au même titre que les hétéros, et il est toujours bon de le rappeler.

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