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Archive for octobre 2012

Matthew Vaughn abandonne X-Men : Days of Future Past

26 octobre 2012 2 commentaires

D’après Deadline, le réalisateur de X-Men : Le commencement, Matthew Vaughn, aurait renoncé à diriger la suite de son prequel à X-Men, Days of Future Past.

Aucune raison n’est pour l’instant invoquée pour ce départ, pas tout à fait complet puisque Vaughn restra producteur du film. Une décision qui n’est pas sans rappeler celle que le metteur en scène avait prise pour Kick-Ass 2, autre suite d’un autre de ses films de super-héros qu’il avait refusé de réaliser.

La date de sortie de X-Men: Days of Future Past étant fixée à 2014 par la Fox, on s’attend à ce que les studios ne traînent pas pour trouver un remplaçant à Vaughn. Et qui de mieux que Bryan Singer, le réalisateur des deux premiers volets de la saga  X-Men pour remplir le contrat ? Lui qui avait également opéré en tant que scénariste et producteur sur X-Men : les origines apparaît logiquement comme le meilleur placé pour occuper le poste.

Critique express : « Paperboy » de Lee Daniels

19 octobre 2012 2 commentaires

Déroutant film que ce « Paperboy », nouveau long-métrage de Lee Daniels, à qui l’on doit le mélo « Precious ». A la fois polar, étude de moeurs et reconstitution du sud des Etats-Unis post-ségrégation, « Paperboy » nous embarque dans les bayous de Floride en 1969. Adapté d’un roman de Pete Dexter (également l’auteur de Deadwood), le film suit l’enquête de Ward Jansen (Matthew McConaughey), journaliste au Miami Times, et de son acolyte Yardley Acheman (David Oyelowo), plumitif noir (ce qui est assez rare à l’époque pour être signalé), visant à innocenter Hillary Van Wetter (John Cusack), un chasseur d’alligators qui risque d’être exécuté sans preuves concluantes.

Contactés par Charlotte (Nicole Kidman), une quadra aux allures de Barbie qui passe son temps à écrire aux détenus et s’est mise en tête d’épouser Hillary, ils vont tenter de tirer au clair cette affaire et d’écrire l’article du siècle.Jack (Zac Efron), le jeune frère de Ward, leur sert de chauffeur et ne va pas tarder à tomber sous le charme de cette blonde délurée, qui n’hésite pas à écarter les jambes en prison, au vu et au su de tous, pour exciter son futur mari. Voilà pour le pitch.

Daniels s’avère efficace pour créer une ambiance à la fois moite et dérangeante, dans quelques scènes provoc plutôt bien menées, en utilisant une Nicole Kidman excellente à contre-emploi, bien qu’il surlignes ses effets. Zac Efron, son jeune amoureux éploré, ne s’en tire pas mal non plus, face à des acteurs plus expérimentés tels que McConaughey (décidément très inspiré ces derniers temps) et John Cusack qui, une fois n’est pas coutume, impressionne en psychopathe pervers. La reconstitution d’époque est soignée, et les thèmes de la ségrégation et du racisme touchés du doigts à l’occasion de quelques lignes de dialogues plantent parfaitement le décor d’un Sud toujours en proie à ses démons.

Malheureusement, l’intrigue policière est reléguée au second plan, si bien qu’on finit par totalement se désintéresser du premier enjeu dramatique du film, à savoir de découvrir si le suspect est véritablement coupable ou non. L’enquête est effectivement totalement gommée par les séquences plus ou moins sexy (ah, Zac Efron qui danse en slip mouillé…) ou un peu trashouille (la fameuse séquence du pipi sur le visage pour guérir les piqûres de méduse). Et ce jusqu’à une fin qui relève véritablement le niveau dans une séquence tout à fait surprenant d’affrontement final prenant pour cadre les marécages poisseux de Floride.

Au final, on reste sur un sentiment mitigé et l’impression que le film, le cul entre deux chaises, n’a finalement délivré que la moitié de ses promesses.

Critique : « Ted » de Seth McFarlane

12 octobre 2012 2 commentaires

Le pitch avait de quoi laisser dubitatif : un trentenaire qui vit toujours avec son nounours Ted, doté de la parole suite à un vœu prononcé à l’âge de 8 ans par son propriétaire. On aurait même pu craindre un film tout plein de guimauve et de bons sentiments.

Mais, même si bons sentiments il y a, c’était sans connaître l’auteur de cette comédie irrévérencieuse. J’ai nommé Seth MacFarlane, créateur des séries animées Les Griffin ou encore American Dad, petits bijoux d’humour noir un peu trash, qui se glisse aussi sous la peau du personnage en lui prêtant ses gestes et sa voix.

Car Ted est tout sauf une comédie familiale. Il faut préciser que ce teddy bear, meilleur ami de John Bennett (Mark Wahlberg) depuis l’enfance, est à la fois pochtron, porté sur la beuh, les prostituées et les blagues bien sales. Pas facile dans ces conditions pour John de devenir adulte, coincé entre un job minable de loueur de bagnoles et un colocataire en peluche libidineux. Alors forcément, au bout d’un moment, sa petite amie Lori (Mila Kunis), qui aimerait bien que son mec grandisse, n’en peut plus. Un soir, alors que le couple était parti fêter ses 4 ans, ils retrouvent dans l’appartement Ted accompagné de 4 prostituées, dont l’une a osé poser sa pêche en plein milieu du salon. La goutte d’eau pour Lori qui somme son mec de virer Ted de leur appartement. John doit alors choisir entre bromance et romance, sorte de parabole sur l’entrée dans l’âge adulte.

L’une des principales réussites du film tient dans ce décalage fabuleux entre l’aspect trognon de l’ourson et son vocabulaire et comportement de charretier. Prétexte à de nombreux gags et scènes toutes plus hilarantes les unes que les autres, le postulat de départ est très bien exploité par MacFarlane qui ose faire faire et dire presque tout à Ted, avec un débit et un abattage impressionnant. Un côté trash et transgressif qui fait vraiment plaisir à voir, notamment quand on voit l’ours en peluche qui n’hésite pas à s’en prendre à un enfant tortionnaire en puissance. Il faut aussi saluer l’extra-ordinaire travail des animateurs et de Seth MacFarlane lui-même qui ont réussi à rendre crédible cet ours qui parle et qui vit, et qui nous ont également offert une scène de « bear-fight » tout simplement démente !

Plein de références à la culture pop des années 80, le film réveillera aussi sans mal une certaine nostalgie chez la génération des 25-35 ans, notamment grâce à une séquence déjà culte avec Sam Jones de la kitschissime série Flash Gordon. Si on pourra regretter au final le fait que le personnage de Mila Kunis soit un peu releguée au second plan et qu’on devine très bien comment tout va se finir (comme dans toute romcom), difficile de bouder son plaisir devant un film  aussi efficace, qui n’a pas volé son titre de comédie américaine de l’année.

 

Drive 2 : Nicolas Winding Refn dit non…

11 octobre 2012 3 commentaires

Alors que Ryan Gosling et Nicolas Winding Refn se sont retrouvés pour un second film ultraviolent, « Only God Forgives », il semblerait que l’éventualité d’une suite pour « Drive » soit des plus minces.

James Sallis, l’auteur du roman dont est inspiré le film avait pourtant laissé entendre qu’une suite était probable, puisqu’il a écrit un second livre baptisé « Driven » supposé être porté à l’écran.

Le synopsis de cette suite : on retrouve le Driver bien loin de son ancienne vie, installé avec une femme qu’il a l’intention d’épouser. Quand celle-ci se fait tuer, le Driver perd à nouveau les pédales (sans mauvais jeu de mot)…

Le problème c’est que Refn ne semble pas fan de cette idée : « ça n’arrivera jamais », a-t-il déclaré à propos d’une suite potentielle. « Mais le personnage du Driver pourrait revenir dans un autre film. On s’amuse avec cette idée. On verra bien ce qui va se passer. »

Il reste donc quand même un espoir de voir Ryan Gosling renfiler son fameux blouson doré…

 

Partysaurus Rex : le nouveau court de Pixar est en ligne

10 octobre 2012 Laisser un commentaire

Le nouveau court-métrage de Pixar mettant en scène le dino Rex en ambianceur de soirée mousse dans un bain est en ligne ! 6 minutes ultra joyeuses et colorées en VO. Enjoy!

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Le morceau de la semaine : « Let the sky fall » d’Adele

6 octobre 2012 1 commentaire

Cette semaine a été marquée par l’anniversaire de la saga James Bond, qui soufflait ses 50 bougies.

Et aussi par le titre phare tant attendu du dernier opus de l’agent 007, « Skyfall ». Interprété par Adele, « Let the skyfall » s’inscrit parfaitement dans la tradition du genre, et devrait connaître le même succès que des morceaux de la BO « bondienne » tels que Goldfinger, Goldeneye ou Die another Day.

Bande-annonce de « Skyfall » :

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Critique : « Dans la maison » de François Ozon

5 octobre 2012 2 commentaires

Deux ans après « Potiche », une comédie féministe et colorée dans laquelle il s’amusait à transformer Catherine Deneuve en femme foyer reprenant la culotte (et l’entreprise) de son mari despotique incarné par Fabrice Luchini, François Ozon convoque à nouveau le comédien pour un film complètement différent : « Dans la maison ». Il y donne cette fois la réplique à un jeune acteur, Ernst Umhauer, qui devrait faire parler de lui.

L’histoire ? Celle de Germain (Luchini), professeur de français dans un lycée, qui découvre le talent inné d’un de ses élèves pour écrire, après avoir demandé à sa classe une rédaction sur le thème de ce qu’ils avaient fait durant leur week-end. En se lançant dans un feuilleton décrivant la vie de famille d’un de ses camarades, Claude Garcia (Umhauer) attire l’attention de son maître désabusé après des années d’enseignement. Désireux de connaître la suite de cette rédaction (achevée par un « à suivre… »), dans laquelle il croque son camarade et sa famille de manière très sarcastique, Germain décide de l’encourager dans l’écriture et de le pousser à poursuivre la description crue et ironique de la maison et de ses habitants : Esther (Emmanuelle Seigner) parfaite en maîtresse de maison qui s’ennuie, Rapha (Denis Ménochet) en employé maltraîté un peu beauf, et Rapha fils (Bastien Ughetto), à qui Claude donne des cours de mathématiques pour s’infiltrer au sein du foyer.

Une histoire que lit également au fil des jours la femme de Germain (Kristin Scott Thomas), qui prévient son mari dès le départ de se méfier de ce garçon étrange aux écrits et à la démarche malsaine. Mais, comme happés par le processus créatif qu’ils ont initié, le maître et l’élève déclenchent bien vite ensemble une série d’événements qui pourraient bien mal tourner. En jouant sur le voyeurisme et la transgression, François Ozon parvient à la fois à créer un suspense simple mais très efficace, résumé dans cette réplique : « que va-t-il se passer ? », et à nous proposer une réflexion fascinante sur la littérature et la création. Claude est en effet à la fois acteur et metteur en scène de son roman. Il écrit ce qu’il vit, et guidé par son professeur, décide des événements qui vont se passer dans la maison. Si bien qu’on prend vite peur de ce qu’il pourrait être capable de faire subir à cette famille pourtant bien réelle. Jusqu’où il pourrait aller afin d’écrire l’histoire ultime ?

En mélangeant fiction et réalité, Ozon parvient à rendre cette histoire dans l’histoire trouble et fascinante. Ce que n’a pas manquer de noter le jury de la Fédération internationale de la presse cinématographique lors du prestigieux festival de Toronto qui a récompensé le film «pour la réalisation d’un spectacle délicieusement conçu qui brouille la distinction entre le conteur et l’histoire racontée, qui calme avec une complexité espiègle les tragédies de la vie avec les consolations de l’art ».

Un film qui brille aussi par la drôlerie et l’ironie de ses dialogues et de ses situations, et par son casting impeccable. Excellent dans le rôle de l’adolescent manipulateur à la gueule d’ange mais aux intentions douteuses, Ernst Umhauer parvient même à tenir la dragée haute à un Luchini tout aussi bon dans son rôle, tantôt désabusé, tantôt plein d’enthousiasme, et très vite impressionné par le jeune homme qu’il pensait naïvement aider. Son charme vénéneux crève l’écran…

Bref, « Dans la maison » est un très bon Ozon, à ne surtout pas manquer !