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Critique express : « Quai d’Orsay » de Bertrand Tavernier

26 novembre 2013 1 commentaire

quai-d-orsay-affiche-52380822bbb8cUne comédie sur les coulisses d’un cabinet ministériel, celui du Quai d’Orsay, en l’occurrence, tirant son inspiration d’une BD elle même inspirée du mandat de Dominique de Villepin sous la présidence Chirac, en plein crise Irakienne… Voilà qui ne me tentait pas très franchement. Mais la réputation du réalisateur, Bertrand Tavernier, la présence au casting du prometteur Raphaël Personnaz dans le rôle du nouveau plumitif embauché par le ministre pour lui produire ses « éléments de langage », ainsi que les critiques élogieuses au sujet de ce film ont achevé de me convaincre de faire le déplacement. Et la surprise fut des plus agréables.

Le projet, qui aurait pu prendre la forme d’un long et ennuyeux film sur les coulisses du ministère des affaires étrangères, s’avère si bien écrit, interprété et rythmé qu’on ne voit pas les deux heures du film passer.

Porté par la formidable interprétation de Thierry Lhermitte, qu’on n’avait pas vu depuis si longtemps en si bonne forme, Quai d’Orsay nous dresse le portrait d’un ministre flamboyant, Alexandre Taillard de Worms : exubérant, perpétuellement dans l’outrance et se contredisant sans cesse, véritable cauchemar pour ceux qui comme le jeune Arthur Vlaminck (Personnaz), tout droit sorti de l’ENA, doivent subir ses délires et réécrire sans cesse ses discours, en tentant d’y inclure les sacro-saintes références du ministre à Héraclite.

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Le potentiel comique de ce personnage est parfaitement exploité par Tavernier qui lui sert des dialogues particulièrement bien ciselés, et nous offre notamment une scène totalement burlesque qui tourne autour de stabylos. Le reste du casting n’est pas en reste. Niels Arestrup en tête dans le rôle ingrat de son bras droit flegmatique mais ô combien efficace dans la gestion des crises, est tout aussi convainquant.

Si l’ensemble tient sans doute plus de la farce que d’une véritable analyse des arcanes du pouvoir, cette fable politique offre un excellent divertissement. Une comédie franchement drôle, moderne et complètement prenante.

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Critique express : « C’est la fin » de Seth Rogen et Evan Goldberg

24 octobre 2013 1 commentaire

En 2007, Evan Goldberg réalisait un petit court métrage avec ses potes Seth Rogen et Jay Baruchel intitulé Jay and Seth vs the Apocalypse, dans lequel les deux acteurs devisaient barricadés dans leur appartement alors que le monde arrive à sa fin.

 

Six ans plus tard, on prend les même et on recommence. En version longue. Rogen accompagne cette fois-ci Goldberg derrière la caméra, tout en restant devant avec Baruchel, pour un pitch qui n’a pas trop changé. Invités à une grosse soirée dans la nouvelle villa du comédien James Franco, Jay, Seth, Jonah Hill et autres habitués de la bande de Judd Apatow (entre autres guest stars comme Rihanna) voient leur fête tourner au cauchemar alors que se déclenche l’apocalypse sur les hauteurs d’Hollywood.

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L’occasion pour ces acteurs (qui interprètent tous leur propre rôle) de donner joyeusement dans l’autodérision, et de se faire plaisir en se payant un film de bande joyeusement foutraque et complètement bordélique, qui mixe comédie et film catastrophe plus ou moins habilement. Hollywood en prend (un peu) pour son grade et c’est suffisamment rare pour être salué.

Mais s’il est agréable de voir ces « stars » de se moquer d’eux-mêmes et jouer avec leur image – mention spéciale au « gentil » Michael Cera, star de SuperGrave et Juno, en cocaïnomane libidineux, et à Channing Tatum dans un emploi qu’on n’aurait jamais imaginé – on peut néanmoins regretter le fait que le film finisse par virer à la private joke. On sourit de temps en temps, mais il faut bien avouer que les survivors que l’on suit pendant 1h45 s’amusent parfois entre eux plus que nous devant l’écran, et que faute de scénario solide, la blague finit par tourner à vide dès la seconde moitié du long métrage.

Hormis ces quelques défauts et les effets visuels globablement assez hideux, la bonne humeur ambiante et quelques séquences jouant sur la bromance entre les deux héros rendent néanmoins cette aventure sympathique et on passe un bon moment. Un bon plan pour une séance télé dans son canapé.

Critique : « Gravity » d’Alfonso Cuaron

19 octobre 2013 3 commentaires

Image« Dans l’espace, personne ne vous entendra crier ». La punchline d’Alien de Ridley Scott aura également pu être apposée à l’affiche de Gravity, la nouvelle bombe du décidément très doué Alfonso Cuaron. Quelques années après s’être frotté au film d’anticipation avec l’excellent Les fils de l’homme, le metteur en scène mexicain nous offre tout simplement avec son dernier opus l’un des meilleurs longs métrages sur l’espace jamais réalisés. Pas étonnant qu’il fasse se déplacer les foules depuis sa sortie américaine il y a quelques semaines.

Le pitch tient en deux lignes : après un accident survenu lors d’une intervention sur un satellite, Ryan Stone (Sandra Bullock) une scientifique dont c’est le premier voyage dans l’espace et Matt Kowalski (George Clooney), un astronaute chevronné, se retrouvent seuls et livrés à eux-même dans l’univers. S’ensuit une heure trente de lutte contre la montre pour s’en sortir alors que toute communication avec Houston a été rompue. Pas facile quand on se retrouve entièrement démuni, à la dérive, à valser en apesanteur juste au dessus de notre belle planète bleue.

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Dans Gravity, le tour de force opéré par Alfonso Cuaron est avant tout visuel. On n’a simplement jamais vu ça au cinéma (vous pouvez d’ores et déjà mettre Appolo 13 aux oubliettes). La production du film aura duré en tout et pour tout 4 ans, et on comprend pourquoi, tant la 3D et les effets visuels ébouriffants contribuent à nous plonger au coeur de ce survival d’un nouveau genre. Ce cadre exceptionnel qu’est l’espace permet au réalisateur de nous offrir de longs plans séquences où la caméra virevolte autour de ses astronautes, eux-mêmes en train de tourner dans tous les sens alors que les débris fusent. L’apesanteur est filmée à la perfection et l’immersion est si totale qu’on a vraiment l’impression d’y être : les images de notre planète vue d’en haut sont simplement d’une beauté à couper le souffle.

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Dans le rôle principal, Sandra Bullock (qui revient en force depuis quelques mois) est convaincante en femme prête à tout pour s’en sortir, même si on regrettera un excès de sentimentalisme typique des grosses productions qui nous fait revivre son histoire personnelle dont finalement on se fout pas mal. Sa performance n’en reste pas moins à souligner, il faut dire qu’il n’est pas évident de faire passer des émotions dans l’espace étroit de son scaphandre, et que la valse chorégraphique à laquelle elle a dû se plier pendant des heures était probablement loin d’être évidente. Le résultat à l’image n’en est que plus crédible.

Heureusement que les blagues de George Clooney détendent un peu l’atmosphère pendant la première partie du film, car les épreuves qui attendent l’héroïne vont être terriblement angoissantes. Au coeur de cette histoire, c’est cette incroyable aventure au milieu de l’infini qui vous fera vibrer. Et rien ne sera épargné à cette héroïne en combinaison, dont la vie tient à maint et maint reprise à un fil ténu (au sens propre comme au figuré).

Impossible d’en dire plus sans trop en dévoiler, mais une chose est sure, si elle s’en sort, le docteur Stone aura « a hell of a story to tell ». Préparez-vous à vous rongez les ongles d’angoisse pendant ce baptême de l’espace ô combien éprouvant. Un spectacle terriblement oppressant, absolument hallucinant et époustouflant vous attend.

On en redemande !

Critique : « Le Passé » d’Asghar Farhadi

18 mai 2013 1 commentaire

ImageRévélé au grand public par le succès mondial de son précédent film lauréat du césar et de l’oscar du meilleur film étranger de 2012, Une Séparation, le réalisateur iranien Asghar Fahradi s’offre un retour marqué et marquant pour la première fois en compétition à Cannes avec « Le Passé », un film produit et interprété en français.

S’il reste en partie lié à l’Iran avec l’un de ses personnages principaux, Ahmad (Ali Mosaffa), qui revient de Téhéran 4 ans après avoir quitté sa compagne pour signer les papiers du divorce, c’est bel et bien dans la banlieue de Paris que va se jouer ce drame familial sous haute tension.

Marie (Bérénice Béjo), déjà mère de deux enfants, est en passe de se remarier avec Samir (Tahar Rahim), dont la femme est dans le coma suite à une tentative de suicide, et lui-même père d’un petit Fouad (génialement interprété par Elyes Aguis, un petit acteur qui deviendra grand). Vivant une situation compliquée, elle doit de plus faire face au comportement erratique de sa fille Lucie, qui n’accepte pas son nouveau compagnon.

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En installant son ex dans sa maison le temps de signer les papiers et de mettre définitivement à sa précédente histoire d’amour, le malaise ne peut que s’installer mais de cette situation forcément propice à la gêne, Farhadi met à mal les non-dits et révèle pas à pas les secrets qui empoisonnent cette famille en train de se recomposer (Marie est enceinte de Samir), liés à la tentative de suicide de la femme de Samir. Et si chacun reste d’une manière ou d’une autre accroché à son passé, Ahmad ayant du mal à tourner la page, Samir ne parvenant pas à faire le deuil de sa femme malgré tout encore vivante, Marie s’efforcera quand à elle de se tourner vers l’avenir en ignorant d’écouter les raisons qui ont poussé son ex à partir.

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Brillamment écrit, le scénario mêle habilement les thèmes du mensonge, de la culpabilité des remords et du deuil, en atteignant des sommets de tension dramatiques qui font presque verser le film dans le thriller ; et ce sans pour autant verser dans le démonstratif et l’excès. Il faut ainsi saluer la prestation, toute en force et en sobriété de Bérénice Bejo, qui confirme ici qu’elle est une véritable actrice, ainsi que celle de son partenaire iranien, Ali Mosaffa, impressionnant d’humanité. Une direction d’acteurs excellente qu’on ne peut que saluer en sachant que le metteur en scène ne parle pas du tout le français.

Avec Le Passé, Asgar Farhadi signe un film plein d’émotion, de suspense et d’intensité, captivant de bout en bout, dont la très jolie fin laissera une note d’espoir salutaire et réconfortante. Quelque chose me dit qu’il est bien parti dans la course à la palme.

Critique express : « 7 Psychopathes » de Martin McDonagh

17 février 2013 3 commentaires

20399991.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxA Los Angeles, Martin, un scénariste irlandais – donc alcoolique – en pleine panne d’inspiration (Colin Farrel) tente d’écrire le script d’un film intitulé « 7 psychopathes ». Pas facile quand on a l’esprit autant embrumé et qu’on n’arrive même pas à se rappeler qu’on vient de se faire larguer par sa petite amie. Son meilleur pote acteur (Sam Rockwell) décide de l’aider et kidnappe le shi-tsu d’un gangster à la petite semaine (Woody Harrelson), et l’embarque alors contre son gré dans un e histoire complètement barrée à la rencontre de ces 7 tarés réels ou fictifs, parmi lesquels un prêtre vietcong ou un vieux quaker vengeur (Christopher Walken). Voilà le point de départ du second long métrage de Martin McDonagh, à qui l’on doit l’excellent et bien plus original Bons baisers de Bruges.

Si les références que le dramaturge et cinéaste a convoqué ici sont plutôt sympathiques, avec un mélange d’influences Tarantino / frères Cohen, son film est finalement bien trop foutraque et poussif pour emporter l’adhésion, et ne se révèle pas à la hauteur de ses modèles. Fort heureusement, certains dialogues sont bien sentis, et les acteurs donnent joyeusement de leur personne (mention spéciale à Sam Rockwell, très en fort et parfaitement taré), mais le tout manque de rythme et de cohérence. Et même si ce parti pris est clairement revendiqué, le réalisateur cherchant à déranger les repères du spectateur dans une mise en abîme plutôt originale, la mayonnaise ne prend pas.

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J’en retiendrai quelques séquences plutôt drôles ou efficaces, notamment dans les portraits des psychopathes, et quelques jolis plans dans un épilogue en plein désert, mais je m’attendais à beaucoup mieux de la part de l’auteur d’In Bruges. McDonagh semble avoir oublié que les personnages seuls ne font pas l’histoire et qu’un semblant de scénario aurait été apprécié. Une petite déception…

Critique : « Django Unchained » de Quentin Tarantino

24 janvier 2013 6 commentaires

20366454.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAprès avoir réécrit l’histoire à sa façon dans Inglourious Bastards, Quentin Tarantino renouvelle l’expérience avec un autre triste pan de notre passé et particulièrement des Etats-Unis, en abordant le thème de l’esclavage. L’histoire d’une revanche, celle de Django (Jamie Foxx), un esclave séparé de force de sa femme après une tentative d’évasion, dont la rencontre avec un chasseur de primes, Schultz (Christoph Waltz) va changer le destin. Un homme qui va le libérer après qu’il l’a aidé à retrouver trois malfrats dont la tête est mise à prix, et l’accompagner dans son projet visant à libérer sa femme, esclave appartenant à un vil cotonnier (Di Caprio) . C’est également pour Tarantino l’occasion de s’attaquer et de rendre hommage à un genre dont il a toujours été fan : le western spaghetti. Et avec quel talent !

Comme à son habitude, l’auteur de Pulp Fiction est allé puiser (piller pour ses détracteurs) dans de multiples références pour nous offrir une aventure de 2h45 où les genres se confondent (film d’action, western, buddy movie, love story) pendant laquelle on s’ennuie pas une seconde à la différence d’un The Master qui malgré sa maîtrise formelle n’évite pas l’ennui.

Enchaînant les séquences parfaitement dialoguées – une fois encore l’irrésistible Christoph Walz a été bien servi – et les scènes d’action avec une égale réussite, Quentin Tarantino orchestre un spectacle complètement jouissif et véritablement déchaîné. La violence est là encore, comme à l’accoutumée, omniprésente, mais l’amour aussi. Et bien que Broomhilda (la très belle Kerry Washington), la femme de Django, soit un peu en retrait, les retrouvailles entre l’esclave et sa « little troublemaker » ne peuvent que nous émouvoir. Est-il aussi besoin de préciser que la B.O. du film est encore une fois une véritable réussite et que Tarantino a le don de choisir une tracklist originale qui s’inscrit à merveille dans ce qu’il raconte ?

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Le film est également marqué par un humour ravageur qui permet à ses acteurs de s’en donner à coeur joie et de -il faut bien l’avouer – cabotiner un peu. Samuel L. Jackson est ainsi parfait en vieux majordome absolument ignoble, tout comme Leonardo DiCaprio qui trouve enfin un vrai rôle de méchant qui lui sied à ravir et lui permet d’exprimer tour à tour rage et folie. Django marque également la résurrection sur grand écran de Jamie Foxx, impeccable dans son rôle et d’une classe folle, qui se libère progressivement de ses chaînes au sens propre comme au figuré pour laisser à la fin exprimer toute sa rage dans une séquence d’anthologie. Le duo qu’il forme avec son mentor et libérateur King Schultz est lui aussi des plus réussis et l’alchimie entre ces deux personnages si différents fonctionnant à merveille.

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Django Unchained est aussi un film politique, qui malgré son caractère outrancier rappelle ce que fut l’esclavage, le sort réservé à ses victimes, et s’attaque au racisme virulent qui règnait et parfois règne toujours dans une partie des Etats-Unis (le Ku Klux Klan en prend d’ailleurs pour son grade dans une scène hilarante) – n’en déplaise à Spike Lee qui n’a même pas vu le film. De quoi ajouter une dimension supplémentaire à ce divertissement brillant et jubilatoire. Incontestablement l’un des films qui va marquer l’année. On en redemande !

Critique : « Main dans la main » de Valérie Donzelli

19 décembre 2012 1 commentaire

20349906.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAprès le triomphal « La Guerre est déclarée », le duo Valérie DonzelliJérémie Elkaïm se reforme pour « Main dans la main », une comédie atypique et souvent burlesque aux références multiples. Toujours derrière la caméra, Donzelli cède cette fois-ci le rôle principal à Valérie Lemercier, qui interprète Hélène Marchal, une professeur de danse de l’Opéra de Paris très guindée, dont la vie va être bouleversée par une rencontre avec Joachim Fox, un miroitier provincial venu changer un miroir de sa salle de danse. Car au moment où ces deux êtres que tout oppose se retrouvent nez à nez, ils deviennent après avoir échanger un baiser comme aimantés : les deux se suivent et font automatiquement les mêmes gestes, incapables de se séparer. Une métaphore du coup de foudre en somme.

Un point de départ surréaliste et fantaisiste qui donne l’opportunité à Donzelli d’orchestrer quelques passages chorégraphiés assez savoureux, dans une atmosphère souvent légère mais parfois aussi mélancolique. Le problème, c’est que bien que le postulat surprenne et amuse dans un premier temps, la mayonnaise ne prend pas vraiment. La faute à un scénario assez foutraque où les idées fourmillent sans vraiment donner de cohérence à l’ensemble, et des enjeux dramatiques finalement si ténus qu’on en vient presque à se désintéresser de ce qui va se passer pour les membres de ce couple esclaves l’un de l’autre malgré eux. La référence appuyée au cinéma de Truffaut et l’usage trop fréquent de la voix off n’y sont probablement pas étrangers.

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Malgré l’implication et le charme de ses interprètes principaux, qui n’hésitent pas à donner de leur personne (avec un Jérémie Elkaïm irrésistible en tutu, pour ne citer qu’un de ses moments de bravoure), on reste donc un peu sur notre faim et dubitatif devant l’histoire, pleine de promesses, qui nous est racontée. C’est d’autant plus dommage que certaines séquences sont vraiment très réussies, comme celle où Joachim montre à Hélène une chorégraphie de Pina Bausch en langage des signes qu’il a apprise tout seul, parce qu’il la trouvait belle.

Un film inabouti qui malgré de bons moments a un peu tendance à nous laisser sur le bord de la route.