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Archive for août 2012

Ryan Gosling se lance dans la réalisation avec « How to catch a monster »

30 août 2012 Laisser un commentaire

Le héros de Drive s’apprête à faire ses débuts derrière la caméra en réalisant un film fantastique : « How to catch a monster ».

Le film, qui mettra en scène Christina Hendricks, sa partenaire dans « Drive« , est dépeint comme un « compte de fée moderne ». L’actrice y jouera une mère célibataire dont la vie va être chamboulée par une étrange découverte.

Premier film écrit et réalisé par Ryan Gosling, « How to catch a monster » est censé d’après son synopsis « tisser des éléments de film noir, de fantastique et de thriller pour en faire un compte de fée moderne. Situé dans un contexte imaginaire, Billy, une mère célibataire de deux enfants est entraînée dans un monde fantastique macabre et sombre, alors que son fils adolescent découvre une route secrète menant à une ville sous-marine. Billy et Bones doivent alors plonger au coeur du mystère pour que leur famille survive ».

Le tournage du film, dont Gosling est également producteur, débutera au printemps après le tournage du très attendu « Only God Forgives » de Nicolas Winding Refn.

Critique : « Keep the lights on » d’Ira Sachs

28 août 2012 1 commentaire

affiche keep the lights on ira sachsLauréat du Teddy Award (le prix LGBT) du festival de Berlin, « Keep the lights on » raconte l’histoire d’amour passionnelle et douloureuse entre deux hommes dont l’un est en proie à l’addiction au crack. Le film s’inscrit dans la lignée de « Week end«  d’Andrew Haigh en s’écartant du thème du coming out et de l’acceptation de sa sexualité pour se concentrer sur la relation d’un couple, dans ses bons comme ses très mauvais moments.

Comme dans « Week end », d’ailleurs, tout commence par un coup d’un soir. Erik (Thure Lindhardt), réalisateur d’origine hollandaise de trente ans, cherche un plan cul sur un chat téléphonique et prend rendez-vous chez Paul (Zachary Booth, qui incarne le fils de Glenn Close dans la série Damages) dans son appartement de Manhattan. Après avoir fait l’amour, Paul prévient Erik qu’il ne doit pas s’attendre à plus car il a une petite amie. Et pourtant, cette nuit marque le début d’une relation qui va durer dix années, à partir de 1988.

Zachary Booth et Thure Lindhart dans "Keep the Lights on"

C’est à travers le point de vue d’Erik (ou du réalisateur Ira Sachs, le film étant très largement autobiographique) que l’on va ensuite suivre les différentes étapes de cette relation, entrecoupées d’ellipses, sur plusieurs années. Quand la passion du début laisse place à l’intrusion de la drogue et que Paul disparaît plusieurs jours sans donner trace de vie, le coup de foudre vire à la tragédie intime. Si l’on veut, comme le personnage principal, croire que Paul va s’en sortir, après de multiples promesses et une première cure de désintox, l’addiction semble toujours la plus forte. Finira-t-elle par avoir raison du couple, qui se sépare et se retrouve toujours, chacun étant aussi accro l’un à l’autre ? Erik aura-t-il la force de combattre le fléau qui ravage son couple et de soutenir son compagnon dans ses moments de déchéance les plus sordides ? Des questions qu’Erik ne cesse de se poser au fil du temps et au gré de ses propres errances, auxquelles on devine malheureusement la réponse.

Malgré les épreuves terribles que va connaître cet homme qui tente coûte que coûte de sauver son couple, le film offre aussi de véritables moments de grâce et d’amour partagés, d’autant plus cruels qu’ils sont toujours très éphémères. « Keep the lights on, I want to see you », lui-dit Paul quand ils se retrouvent au lit après des mois de séparation, car quoi qu’il ait pu se passer entre eux, le lien qui unit ces deux êtres est si fort qu’ils se connaissent par coeur et que le regard qu’ils portent l’un sur l’autre veut tout dire. D’où cette impression d’un immense gâchis.

Un film très personnel et véritablement touchant, grâce à l’interprétation à fleur de peau de ses deux acteurs principaux et à la mise en images soignée de son réalisateur, qui sait très bien mettre en valeur la beauté de ses acteurs.

 

Le « Lincoln » de Steven Spielberg s’affiche

22 août 2012 2 commentaires

Alors qu’est récemment sorti l’improbable « Abraham Lincoln, chasseur de vampires », l’affiche de l’autre projet consacré au président américain, le biopic « Lincoln », vient de faire son apparition sur la toile.

Dans le rôle-titre de ce film signé Spielberg, un Daniel Day-Lewis à la ressemblance frappante avec son modèle. Sortie prévue dans les salles américaines en novembre…

 

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Critique : « Magic Mike » de Steven Soderbergh

21 août 2012 1 commentaire

Quelques semaines seulement après avoir nous avoir énormément déçus avec cette grosse bouse qu’est « Piégée« , le réalisateur hyperactif Steven Soderbergh nous revient dans un registre totalement différent avec « Magic Mike », l’un de ses derniers films avant la retraite (il a déclaré vouloir s’arrêter à 50 ans). C’est l’histoire d’un strip-teaser de 30 ans, Mike, (Channing Tatum) qui prend sous son aile Adam, un jeune rebelle de 19 ans en perte de repères (Alex Pettyfer) à qui il va apprendre la les ficelles du métier en le faisant intégrer la troupe de Dallas (Matthew McConaughey). Le film s’inspire du passé de Channing Tatum, à l’origine du projet, qui a fait ses premiers pas dans le « showbiz » en tant que gogo dancer.

Premier constat : le film est supérieur à son prédécesseur (pas trop difficile me direz vous), et se veut un peu plus profond qu’une simple comédie destinée à titiller ces demoiselles et certains messieurs devant le spectacle de beaux gosses qui se désappent sur de la musique commerciale. Car contrairement à ce que la bande-annonce pourrait faire croire, l’essentiel du film ne se passe pas dans un strip club, bien que les scènes de strip-tease soient assez nombreuses. S’il faut souligner la qualité de la mise en scène de ces shows justement (et de certains numéros de danse étonnants), c’est surtout l’envers du décor que Soderbergh entend nous faire découvrir, avec plus ou moins de clichés.

L’argent facile, les filles, les soirées drogues et alcool, mais aussi l’enfermement dans un rôle de bellâtre et les difficultés pour se débarrasser de cette étiquette pour tenter de faire autre chose. Autre chose, pour Mike, c’est lancer son magasin de meubles customisés. Son véritable objectif qu’il tente de concrétiser en multipliant les petits jobs sur les chantiers le jour, et les billets dans son string la nuit. Mais pas facile de décrocher un prêt quand son apport est fait de petites coupures de 1dollars récupérés de son string et aplatis sous des piles de livres. Difficile aussi de séduire la fille qui sort du lot, en l’occurrence la grande sœur d’Adam (Cody Horn) quand on mène une vie aussi dissolue. Et bien qu’il lui ait promis de veiller sur son frère, le monde de la nuit reste plein de dangers auxquels il est parfois difficile d’échapper. Une vision un peu moralisatrice et bien pensante, donc, mais qui offre néanmoins une réflexion sur la relation au corps et à la beauté intéressante. A l’image de l’excellent Matthew McConaughey, délirant dans le rôle du meneur de revue vieillissant qui se raccroche désespérément à son sex appeal et à sa gloire passée.

Matthew McConaughey et Alex Pettyfer dans Magic Mike

Pour conclure, « Magic Mike » est donc un plutôt bon divertissement, à l’image soignée, qui malgré de grosses ficelles a le mérite d’offrir quelques séquences qui raviront vos mirettes. Les aficionados de séries télé regretteront comme moi que les très sexy Joe Manganiello et Matt Bomer, deux des strippers de la troupe, soient relégués au rang de potiche avec deux pauvres lignes de dialogue.

Premières images pour le nouveau court métrage Toy Story

10 août 2012 Laisser un commentaire

Les premières images du nouveau court métrage des studios Pixar, tout droit sorti de la franchise « Toy Story », viennent de faire leur apparition sur la toile. On y découvre le désormais célèbre T-Rex rebaptisé « Partysaurus Rex » dans une ambiance très dance floor et psychédélique.

Dans ce nouveau court, Rex (désormais possédé par Bonnie) devient un jouet pour le bain, ce qui va lui donner l’opportunité de montrer son côté fun et fêtard. Le film sera projeté en introduction du Monde de Némo 2 et promet de nous offrir encore un joyeux moment.

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Critique : « Laurence Anyways » de Xavier Dolan

5 août 2012 3 commentaires

À 23 ans, Xavier Dolan en est déjà à son troisième long métrage… Après les remarqués « J’ai tué ma mère« , qui évoquait les relations on ne peu plus tendues entre un ado homosexuel et sa mère, et « Les amours imaginaires« , l’histoire d’une sorte de ménage à trois platonique dans lequel deux amis (un gars, une fille) se disputaient le même éphèbe, il revient sur les écrans avec « Laurence Anyways« , une histoire d’amour sur fond de transidenté. Si son style baroque et volontiers esthétisant peu agacer, il faut reconnaître que le jeune cinéaste québécois a réussi en quelques petites années à marqué sa patte faite entre autres de ralentis bariolés sur fond de musique pop dans le paysage du film francophone. Son dernier film s’est d’ailleurs vu récompensé de la Queer Palm au dernier Festival de Cannes, qui a toujours fait honneur aux films de Xavier Dolan dans la sélection « Un certain regard ».

Si « Laurence Anyways » parle d’un homme qui veut (et va) devenir femme, c’est avant tout d’une histoire d’amour dont il est question. Celle d’un couple passionné : lui, Laurence (Melvil Poupaud), prof de littérature de 35 ans et jeune romancier prometteur. Elle, Fred (Suzanne Clément), scripte dans le cinéma, qui l’aime depuis quelques années. Sauf qu’un jour, Laurence révèle à Fred qu’il a toujours voulu être une femme, et lui demande de l’accompagner dans son processus de transformation. Voilà de quoi ajouter à la confusion des genres déjà instaurée dans le choix de leurs prénoms (comme Fred, Laurence est un prénom mixte au Québec)… Cette métamorphose de Laurence en femme, que l’on suivra sur une dizaine d’années (de la fin des années 80 à la fin des années 90) n’est pourtant pas le sujet central du film, puisque c’est sur la relation entre ces deux personnages qui s’aiment et se déchirent que Dolan se concentre.

A travers les différentes étapes qui marquent le parcours de Laurence vers sa transformation finale, le cinéaste explore des thèmes multiples. Comment accepter que ce qu’on aime chez l’autre est tout ce qu’il déteste chez lui, comme lui crie Fred quand il apprend sa décision. Comment l’accompagner malgré tout dans sa transformation et faire face au regard des autres et de la société. Comment conserver le désir pour quelqu’un qui change de genre… Si Fred tente au départ tant bien que mal de soutenir Laurence dans sa démarche et son parcours du combattant, au détriment de ce qu’elle veut (« un homme »), leur couple ne pourra survivre à la volonté d’être elle-même de Laurence. Une histoire d’amour tragique et moderne en somme, mais pleine de vie, de force et d’espoir. L’espoir que Laurence garde de retrouver un jour celle qu’elle aime, mais qui ne peut pas l’aimer telle qu’elle se veut être.

Il faut saluer ici la prestation d’une grande sobriété de Melvil Poupaud, qui évite l’écueil d’en faire trop et s’avère à la fois convainquant et très touchant. Sa prestation est cela dit quasiment éclipsée par celle de sa partenaire Suzanne Clément, criante de vérité, d’amour, et d’une rage qu’elle laisse éclater au détour de scènes particulièrement intenses. Le reste du casting n’est pas en reste avec notamment une Nathalie Baye épatante dans le rôle parfaitement écrit de la mère de Laurence, et Monia Chokri, irrésistible, qui incarne la soeur lesbienne de Fred.

Si on peut reprocher au film sa durée peut-être un peu excessive et ses effets de style parfois un peu trop appuyés (il faut aimer), il faut reconnaître que « Laurence Anyways » est un film d’une grande force et d’une grande beauté, qui ne laisse pas le spectateur indifférent. Son auteur est décidément un jeune réalisateur à suivre.