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Archive for février 2012

« Movie, The Movie » : une parodie de bande-annonce délirante au casting de rêve

28 février 2012 1 commentaire

Quel film réunit à la fois George Clooney, Gary Oldman, Matt Damon, Meryl Streep, Samuel L. Jackson, Antonio Banderas, Edward Norton, Jeff Goldblum ou encore Chewbacca, entre autres stars de ciné ?

Il s’agit de « Movie: the Movie », une parodie de Jimmy Kimmel, un présentateur américain qui a réussi à caster tout le gratin hollywoodien dans une fausse bande-annonce délirante de neuf minutes destinée à la promo de son émission.

Les acteurs ont joué le jeu à le fond dans la déconnade, et le résultat fait plaisir à voir :

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Un nouveau trailer pour « Rebelle » de Pixar

23 février 2012 2 commentaires

Pixar vient de mettre en ligne un nouveau trailer pour son prochain opus, « Rebelle » (« Brave » en version originale), dans lequel la princesse Merida montre de quoi elle est capable avec un arc et des flèches.

Plutôt qu’une bande-annonce classique, c’est une scène finie de deux minutes trente que les studios nous dévoilent, dans laquelle un tournoi de tir est organisé pour déterminer qui obtiendra la main de la princesse.

Agacée par les démonstrations de ses prétendants, Merida prend elle-même son destin en main, au grand dam de ses parents (Emma Thompson et Billy Connolly).

À voir ci-dessous :

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« Cheval de guerre », un nouveau classique signé Spielberg

23 février 2012 Laisser un commentaire

Steven Spielberg est décidément capable de tout. Quelques mois seulement après avoir sorti un « Tintin » tout numérique spectaculaire en trois dimensions dans lequel il explorait le champ du cinéma de demain, il effectue un vrai virage à 180 degrés en nous offrant un film à l’ancienne tout aussi marquant dans sa filmographie, déjà longue et bien remplie.

À y regarder de plus près, le phénomène n’est pas si surprenant. Il avait en effet déjà réussi l’exploit en 1993 de sortir coup sur coup deux classiques diamétralement opposés :« Jurassic Park » avec ses dinos de synthèse et son chef d’oeuvre en noir et blanc sur la Shoah, « La Liste de Shindler ».

Après un peu plus de 10 ans marqués par des films futuristes à gros budget utilisant les images de synthèse à gogo (« AI », « Minority Report », « La Guerre des Mondes »), « Cheval de guerre » apparaît comme un contre-pied à l’évolution de sa carrière et un retour aux sources pour le réalisateur. Spielberg revient ici à ses fondamentaux avec un mélo « old school » qu’il jure ne pas avoir retouchée numériquement. On y retrouve tout ce qui fait la force de son cinéma : maîtrise incontestable du storytelling avec une histoire universelle et puissante et ses thèmes fétiches que sont ceux de l’amitié, de la rébellion, du passage à l’âge adulte, de la guerre… Il est en cela, comme le disent les exégètes de l’oeuvre spielbergienne, un « film somme » qui cite et résume à lui seul l’ensemble de son oeuvre. Une sorte de mix entre « E.T. » et « Il faut sauver le soldat Ryan », pour faire court.

« Cheval de Guerre » est un conte adapté d’un roman jeunesse de Michael Morpurgo, qui tout comme « E.T. » raconte une histoire d’amitié extra-ordinaire. En l’occurrence celle d’un adolescent entêté, Albert (Jeremy Irvine) et de son cheval, Joey, que son père se retrouve contraint de vendre à l’armée en 1914 pour rembourser ses dettes. Une histoire dont la naïveté risque d’en agacer plus d’un qui critiqueront un excès de guimauve et de sentimentalisme, mais qui est après tout totalement « spielbergienne » et finit par emporter l’adhésion pour peu qu’on la regarde avec des yeux d’enfant.

C’est aussi une fresque épique qui réussit le pari d’évoquer la grande guerre en adoptant du début à la fin le point de vue de l’étalon (et non de son jeune premier maître), des contrées vertes du Devon aux champs de bataille de la Somme. Un parti pris audacieux puisque le cheval n’est pas connu pour être le plus expressif des animaux, mais pourtant réussi tant le réalisateur parvient à faire de Joey un véritable personnage qui suscite de vraies émotions.

On suit alors le chemin initiatique – voire chemin de croix tant il est assimilé à une figure christique – de ce cheval qui passe ainsi de maître en maître en faisant l’apprentissage de l’amitié, du labeur, de la guerre, de la bienveillance ou de la cruauté des hommes et de la mort de ses camarades. Un parcours qui donne également l’occasion à Spielberg de nous en mettre plein la vue : notamment pendant une scène de combat filmée au ras du sol ou dans une séquence magistrale et hallucinante où Joey s’enfuit, traverse une tranchée, pour se retrouver entravé dans des barbelés.

À travers cette épopée, il nous rappelle qu’il est un grand metteur en scène en signant des plans d’une grande inventivité, de véritables toiles de maître jouant superbement avec la lumière de Janusz Kaminski, la musique orchestrale de son compositeur fétiche John Williams, et les grands espaces. À ce titre, la dernière scène où Spielberg cite à la fois l’épilogue de ses « Aventuriers de l’arche perdue » et « Autant en emporte le vent », nous offre un sublime tableau en couleurs rouge et ocre et ombres chinoises qui devrait rester dans les mémoires. Un vibrant hommage aux grandes heures du Technicolor.

Tout n’est néanmoins pas réussi dans le film : certaines scènes sont de trop (la partie française avec Niels Arestrup notamment) et donnent parfois dans le cliché. On aimerait aussi que les Allemands parlent allemand et les Français français ce qui rendrait l’histoire plus crédible… Malgré ces quelques défauts, « Cheval de guerre » reste une belle et grande fresque historique au fort pouvoir évocateur, un conte à la fois intimiste et spectaculaire, étonnant et émouvant. Bref, Spielberg démontre une fois d’une plus qu’il fait partie des plus grands réalisateurs d’Hollywood, et livre un classique de plus à son public.

« Struck by lightning » : la bande-annonce du premier film écrit par Chris Colfer de Glee

22 février 2012 Laisser un commentaire

Avis aux gleeks ! La bande-annonce du film « Struck by lightning », premier long métrage écrit par Chris Colfer (alias Kurt Hummel dans la série Glee) vient de tomber. Un film dont le jeune acteur désormais aussi scénariste tient le premier rôle. Côté réalisation, c’est Brian Dannelly (« Saved! ») qui s’y colle.

Apparemment, on ne sera pas très loin de l’univers de la série musicale de Ryan Murphy : le lycée, ses cheerleaders, ses joueurs de foot et ses outcasts maltraités. « Struck by lightning » racontera l’histoire de Carlson Phillips, un ado mal aimé et ultradéterminé qui n’a qu’une idée en tête : être admis dans l’université de ses rêves (ça n’est pas sans rappeler Kurt qui ne pense qu’à intégrer NYADA). Pour ce faire, il décide de monter un magazine littéraire lycéen et d’y enrôler des contributeurs de force en menant une opération de chantage auprès de ses camarades. Heureusement, Chris Colfer n’y chantera pas…

A voir ci-dessous :

21 février 2012 Laisser un commentaire

Il en faut du courage pour aller le voir celui-là 🙂

Le blog d'un odieux connard

Le nuage à l’odeur méphitique apparut devant Joël, qui recula d’un pas en s’étonnant tant de ce phénomène physique peu banal que de la silhouette qui apparut bientôt lorsque les dernières volutes se dissipèrent, aspirées par la bruyante ventilation du centre commercial.

L’homme qui venait de surgir au milieu de ces effluves de soufre était grand, vêtu d’un impeccable costume sombre agrémenté d’une double boutonnière argentée du meilleur goût, et doté d’un visage que Joël aurait aisément qualifié de « vieux beau » s’il n’était pas encore sous le coup de la surprise ; l’individu passa lentement la main sur ses cheveux grisonnants gominés avant d’agiter de l’autre une petite canne décorée d’une tête de bouc en direction de son interlocuteur.

« Bonjour Joël, je crois que tu sais déjà qui je suis ! » – ses yeux luisirent légèrement l’espace d’un instant, telles deux braises sur lesquelles on aurait soufflé.

Joël…

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La taupe : pas top…

21 février 2012 2 commentaires

Tinky Winky Dispy Lala

Le jeu de mot est facile mais représente bien mon impression générale après avoir vu cette première adaptation au cinéma de John Le Carré. Je m’attendais effectivement à mieux de la part de Thomas Alfredson, réalisateur suédois de l’excellent « Morse » (grand prix remarqué du festival du film fantastique de Gérardmer en 2009), qui réinventait le mythe du vampire avec énormément d’originalité et de singularité.

« La Taupe » raconte une histoire plus classique (mais beaucoup plus complexe) d’espionnage sur fond de guerre froide. Malgré une reconstitution saisissante de réalisme et des plans d’une grande inventivité, les méandres de cette enquête interne sont tellement difficiles à suivre qu’on en finit par se désintéresser totalement de son enjeu : qui est le fameux traître parmi « Tinker, Tailor, Soldier, Spy », titre à rallonge original du film qui fait référence aux grands pontes de l’organisation, « le cirque », sur lesquels se portent les soupçons ?

On a en effet plutôt intérêt à rester attentif si on veut un tant soit peu comprendre ce qui se passe. D’après ce que j’ai saisi, suite à une mission ratée à Budapest, le patron des services secrets de sa majesté se retrouve sur la touche, tout comme l’un de ses fidèles, George Smiley (Oldman). Ce dernier est néanmoins immédiatement engagé secrètement par le gouvernement qui a des raisons de croire qu’il est infiltré par un agent double à la solde des soviets. Aidé par un jeune agent (le Sherlock de la série BBC), Smiley va s’atteler à la difficile tâche de débusquer cette taupe.

Sherlock & Smiley

C’est ensuite que ça se complique. Difficile de comprendre qui est qui, qui a fait quoi, qui est dans quel camp. Des flash-backs récurrents censés nous apporter des éléments de réponse ne sont parvenus qu’à m’embrouiller. Que ce soit quand ils mettent en scène Jim Prudeaux (Mark Strong), agent trahi au début du film, ou bien Ricki Tarr (impeccable Tom Hardy), un agent disparu quant à lui soupçonné de trahison, qui s’est enamouré d’une fille de l’est détenant des informations cruciales sur la fameuse taupe. On comprend aussi, que Colin Firth couche avec la femme de Gary Oldman, à qui on ne la fait pas mais qui a l’air de complètement s’en foutre.

"You fuck my wife?"

Bref, un film d’espionnage aux antipodes d’un Jason Bourne ou d’un James Bond, sans doute bien plus réaliste mais trop clinique, froid et alambiqué pour emporter l’adhésion. C’est d’autant plus regrettable que Thomas Alfredson fait preuve d’une véritable maîtrise formelle et réunit un bon casting mené par un Gary Oldman efficace à contre-emploi, étonnant de sobriété en vieux barbouze fatigué et taiseux. Je le préfère quand même pour ma part dans ses rôles de méchants psychopathes.

L’ambiance propre aux seventies (tons gris, papiers peints dégueu, cheveux longs et pattes d’eph, etc.) a beau être particulièrement bien travaillée, le rythme de l’ensemble est bien trop poussif et l’intrigue trop complexe pour susciter l’intérêt. Et dire que la bande-annonce promettait un film haletant et à suspense ! En réalité on s’ennuie ferme et on a surtout l’impression que le film ne s’achèvera jamais, si bien qu’on n’a finalement pas grand chose à faire de découvrir qui est cette taupe dont on parle dès le départ, bien que son identité soit révélée dans un plan qui joue très subtilement avec le cadre…

Attention, Spoiler ! La taupe du film a pour nom de code René

Reste quand même, et heureusement, une très jolie scène finale de règlement de compte, avec en fond musical une reprise de « La Mer » de Trenet.

Steve McQueen évoque l’absence de « Shame » aux Oscars

21 février 2012 Laisser un commentaire

Michael Fassbender et Steve McQueen

Parmi les grands absents des nominations aux Oscars, dont la cérémonie se tiendra ce dimanche, on peut notamment citer « Drive » de Nicholas Winding Refn, et son acteur principal, Ryan Gosling. Mais aussi « Shame«  du réalisateur britannique Steve McQueen, dont le héros interprété par l’excellent Michael Fassbender a également été snobé par l’Académie. Pour McQueen, qui s’exprime à ce sujet dans le magazine Total Film, la raison de l’éviction de son film est simple : les Américains ne sont pas à l’aise avec « la chose ». Trop prudes, eux ? Possible…

Aux États-Unis, ils ont trop peur du sexe. C’est la raison pour laquelle [Michael Fassbender] n’a pas été nommé. En regardant la liste pour le meilleur acteur, comment ne pas se dire ‘quoi, Michael Fassbender n’est pas dedans’ ?

Si cet oubli de la part des professionnels de l’académie des Oscars peut sembler étonnant après un accueil critique et public globalement très favorable (rappelons que Fassbender avait été salué par un prix d’interprétation à la Mostra de Venise, et qu’il était nommé aux BAFTA dans la catégorie meilleur acteur – récompense raflée par Jean Dujardin), il semble ne pas déranger le réalisateur outre mesure :

C’est un peu dingue, mais c’est comme ça. C’est un trophée américain, qu’ils le gardent. C’est un acteur qu’on ne rencontre qu’une fois par génération, qui peut se transformer et se transcender de façon très crédible. C’est le genre de type que c’est.

Un acteur qu’il est d’ailleurs tout à fait prêt à faire tourner à nouveau :

Tout dépend du script. Si Michael est la bonne personne pour le personnage et qu’il apprécie le script. Ce que j’aime dans notre relation c’est qu’elle n’est pas exclusive, ce n’est pas un mariage. C’est de l’amitié et elle est faite de respect pour le talent de l’autre et de l’amour du film.

Ça fait en tout cas un concurrent sérieux en moins pour « The Artist » et Jean Dujardin, qui ont eux toutes leurs chances d’être primés dimanche (lire à ce sujet « Why The Artist Will Win Best Picture at the Oscars »)

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