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Archive for janvier 2012

7 affiches de films censurées parce que jugées trop sexy

30 janvier 2012 Laisser un commentaire

Shame - affiche hongroise

Bien que frileux dans leur pays d’origine, les USA, les marketers de Fox Searchlight savent faire preuve d’audace pour promouvoir leurs films à l’étranger. S’ils ne sont pas allés jusqu’à exposer les attributs de Michael Fassbender sur l’affiche de « Shame » destinée à la Hongrie, ils en ont néanmoins utilisé la semence pour écrire le titre. Couillu… Mais ça n’était visiblement pas du goût des Hongrois qui ont censuré le poster, heureusement préalablement chargé sur la toile.

Larry Flynt

Quoi de plus normal pour l’affiche d’un film qui parle de X et de censure que de se faire censurer ? C’est ce qui est arrivé au fameux poster de « Larry Flynt » de Milos Forman aux États-Unis, qui met en scène Woody Harrelson en position christique, niché dans une entrejambe féminine. On ne joue pas avec l’image de Djizeusse…

Zack et Miri font un porno

Rien de bien choquant à première vue pour cette affiche de la comédie « Zack et Miri font un porno » façon split screen. À condition de ne pas faire baisser ses yeux en-dessous du titre… Bien joué !

Les lois de l'attraction

Excellente affiche censurée aux Etats-Unis pour « Les lois de l’attraction » de Roger Avary, une adaptation du roman de Bret Easton Ellis qui raconte tout ce qui peut se passer dans les soirées arrosées et cocaïnées d’une université huppée. Une variété de positions pourtant figurée de façon bien innocente avec des peluches toutes mignonnes.

Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, « Teeth » raconte l’histoire d’une jeune fille « Vagina dentata », dont le vagin carnacier s’en prend au membre de ceux qui le pénètrent avec de mauvaises intentions. Ouille !

I spit on your grave

Une affiche qui mêle sang et sexe pour un film racoleur qui raconte la vengeance d’une jeune écrivain violée par un groupe de tordus.

Le Banni

Le décolleté plongeant et les belles jambes de Jane Russel avaient de quoi faire venir le public en masse pour voir « Le Banni » d’Howard Hughes. Mais c’était too much pour l’époque. Ça n’en reste pas moins une très belle affiche…

via Oh no they didn’t!

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Joseph Gordon-Levitt reprend « Hey Jude » sur scène à Sundance

28 janvier 2012 Laisser un commentaire

L’excellent Joseph Gordon-Levitt, révélé par le magnifique « Mysterious Skins » de Greg Araki, est décidément d’humeur chantante ces temps-ci. Après avoir repris dans une vidéo la chanson « What Are You Doing New Year’s Eve? » de Nancy Wilson avec sa partenaire de « 500 Jours Ensemble », Zooey Deschanel, l’acteur a poussé la chansonnette au festival du film indépendant de Sundance en interprétant « Hey Jude » des Beatles. Et même s’il est sans doute meilleur acteur que chanteur, c’est un vrai entertainer ce Joe ! Comment ne pas tomber sous le charme ?

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« Polisse », « The Artist » et « l’Exercice de l’Etat » en pole position pour les Césars 2012

27 janvier 2012 Laisser un commentaire

Alors que la liste des nominés aux Oscars 2012 était révélée il y a quelques jours, c’est au tour de notre French Caesar Academy de dévoiler celle des prétendants à la statuette compressée. Une bonne année pour le cinéma français, tant au niveau de la fréquentation des salles (record historique) boostée par le phénomène Intouchables, que de la qualité de pas mal de films sortis.

Ça n’étonnera personne, « The Artist » de Michel Hazanavicius continue sur sa lancée avec 10 nominations, devancé par l’excellent « Polisse » de Maïwenn, qui en compte 13, et dont la plupart des acteurs sont nommés (à juste titre). Un peu plus surprenant peut-être, le film politique « L’Exercice de l’État » arrive à la troisième place avec 11 nominations (quoi que, l’académie aime toujours récompenser les films un peu intello au public restreint) devant « Intouchables » (9 nominations), « L’Appolonide » (8) et « La Guerre est déclarée » (6).

Dans la catégorie grands oubliés, je mettrais « Les Biens-Aimés » de Christophe Honoré, et « Tomboy » de Céline Sciamma (que j’avoue n’avoir toujours pas vu mais dont les critiques étaient dithyrambiques de toute part). Il faut croire que les films à thématique LGBT n’intéressent pas les professionnels du septième art français…

 

Meilleur espoir féminin

NAIDRA AYADI dans « Polisse »

ADÈLE HAENEL dans « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

CLOTILDE HESME dans « Angèle et Tony »

CÉLINE SALLETTE dans « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

CHRISTA THÉRET dans « La brindille »

 

Meilleur espoir masculin

NICOLAS BRIDET dans « Tu seras mon fils »

GRÉGORY GADEBOIS dans « Angèle et Tony »

GUILLAUME GOUIX dans « Jimmy Rivière »

PIERRE NINEY dans « J’aime regarder les filles »

DIMITRI STOROGE dans « Les Lyonnais »

 

Meilleur scénario original

VALÉRIE DONZELLI, JÉRÉMIE ELKAÏM pour « La guerre est déclarée »

MICHEL HAZANAVICIUS pour « The Artist »

MAÏWENN, EMMANUELLE BERCOT pour « Polisse »

PIERRE SCHOELLER pour « L’exercice de l’Etat »

ERIC TOLEDANO, OLIVIER NAKACHE pour « Intouchables »

 

Meilleure adaptation

DAVID FOENKINOS pour « La délicatesse »

VINCENT GARENQ pour « Présumé coupable »

OLIVIER GORCE, ROSCHDY ZEM, RACHID BOUCHAREB, OLIVIER LORELLE pour « Omar m’a tuer »

MATHIEU KASSOVITZ, PIERRE GELLER, BENOÎT JAUBERT pour « L’ordre et la morale »

YASMINA REZA, ROMAN POLANSKI pour « Carnage »

 

Meilleure musique originale

ALEX BEAUPAIN pour « Les bien-aimés »

BERTRAND BONELLO pour « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

LUDOVIC BOURCE pour « The Artist »

-M-, PATRICE RENSON pour « Un Monstre à Paris »

PHILIPPE SCHOELLER pour « L’exercice de l’Etat »

 

Meilleur son

PASCAL ARMANT, JEAN GOUDIER, JEAN-PAUL HURIER pour « Intouchables »

JEAN-PIERRE DURET, NICOLAS MOREAU, JEAN-PIERRE LAFORCE pour « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

OLIVIER HESPEL, JULIE BRENTA, JEAN-PIERRE LAFORCE pour « L’exercice de l’Etat »

NICOLAS PROVOST, RYM DEBBARH-MOUNIR, EMMANUEL CROSET pour « Polisse »

ANDRÉ RIGAUT, SÉBASTIEN SAVINE, LAURENT GABIOT pour « La guerre est déclarée »

 

Meilleure photo

PIERRE AÏM pour « Polisse »

JOSÉE DESHAIES pour « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

JULIEN HIRSCH pour « L’exercice de l’Etat »

GUILLAUME SCHIFFMAN pour « The Artist »

MATHIEU VADEPIED pour « Intouchables »

 

Meilleur montage

ANNE-SOPHIE BION, MICHEL HAZANAVICIUS pour « The Artist »

LAURENCE BRIAUD pour « L’exercice de l’Etat »

PAULINE GAILLARD pour « La guerre est déclarée »

LAURE GARDETTE, YANN DEDET pour « Polisse »

DORIAN RIGAL ANSOUS pour « Intouchables »

 

Meilleurs costumes

CATHERINE BABA pour « My little Princess »

MARK BRIDGES pour « The Artist »

CHRISTIAN GASC pour « Les femmes du 6e étage »

VIORICA PETROVICI pour « La Source des femmes »

ANAÏS ROMAND pour « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

Meilleurs décors

LAURENCE BENNETT pour « The Artist »

ALAIN GUFFROY pour « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

PIERRE-FRANÇOIS LIMBOSCH pour « Les femmes du 6e étage »

JEAN MARC TRAN TAN BA pour « L’exercice de l’Etat »

WOUTER ZOON pour « Le Havre »

 

Meilleur réalisateur

ALAIN CAVALIER pour « Pater »

VALÉRIE DONZELLI pour « La guerre est déclarée »

MICHEL HAZANAVICIUS pour « The Artist »

AKI KAURISMÄKI pour « Le Havre »

MAÏWENN pour « Polisse »

PIERRE SCHOELLER pour « L’exercice de l’Etat »

ERIC TOLEDANO, OLIVIER NAKACHE pour « Intouchables »

Meilleur film de court métrage

« L’ACCORDEUR » réalisé par Olivier Treiner

« LA FRANCE QUI SE LÈVE TÔT » réalisé par Hugo Chesnard

« J’AURAIS PU ÊTRE UNE PUTE » réalisé par Baya Kasmi

« JE POURRAIS ÊTRE VOTRE GRAND-MÈRE » réalisé par Bernard Tanguy

« UN MONDE SANS FEMMES » réalisé par Guillaume Brac

 

Meilleure actrice

ARIANE ASCARIDE dans « Les neiges du Kilimandjaro »

BÉRÉNICE BEJO dans « The Artist »

LEÏLA BEKHTI dans « La Source des femmes »

VALÉRIE DONZELLI dans « La guerre est déclarée »

MARINA FOÏS dans « Polisse »

MARIE GILLAIN dans « Toutes nos envies »

KARIN VIARD dans « Polisse »

 

Meilleur acteur

SAMI BOUAJILA dans « Omar m’a tuer »

FRANÇOIS CLUZET dans « Intouchables »

JEAN DUJARDIN dans « The Artist »

OLIVIER GOURMET dans « L’exercice de l’Etat »

DENIS PODALYDÈS dans « La conquête »

OMAR SY dans « Intouchables »

PHILIPPE TORRETON dans « Présumé coupable »

 

Meilleure actrice dans un second rôle

ZABOU BREITMAN dans « L’exercice de l’Etat »

ANNE LE NY dans « Intouchables »

NOÉMIE LVOVSKY dans « L’Apollonide, souvenirs de la maison close »

CARMEN MAURA dans « Les femmes du 6e étage »

KAROLE ROCHER dans « Polisse » 


Meilleur acteur dans un second rôle

MICHEL BLANC dans « L’exercice de l’Etat »

NICOLAS DUVAUCHELLE dans « Polisse »

JOEYSTARR dans « Polisse »

BERNARD LE COQ dans « La conquête »

FRÉDÉRIC PIERROT dans « Polisse »

Meilleur film d’animation

« LE CHAT DU RABBIN » réalisé par Joann Sfar, Antoine Delesvaux

« LE CIRQUE » réalisé par Nicolas Brault

« LA QUEUE DE LA SOURIS » réalisé par Benjamin Renner

« LE TABLEAU » réalisé par Jean-François Laguionie

« UN MONSTRE À PARIS » réalisé par Bibo Bergeron

 

Meilleur film documentaire

« LE BAL DES MENTEURS » réalisé par Daniel Leconte

« CRAZY HORSE » réalisé par Frederick Wiseman

« ICI ON NOIE LES ALGÉRIENS » réalisé par Yasmina Adi

« MICHEL PETRUCCIANI » réalisé par Michael Radford

« TOUS AU LARZAC » réalisé par Christian Rouaud

 

Meilleur premier film

« 17 FILLES » réalisé par Delphine Coulin, Muriel Coulin

« ANGÈLE ET TONY » réalisé par Alix Delaporte

« LE COCHON DE GAZA » réalisé par Sylvain Estibal

« LA DÉLICATESSE » réalisé par David Foenkinos, Stéphane Foenkinos

« MY LITTLE PRINCESS » réalisé par Eva Ionesco

Meilleur film étranger

« BLACK SWAN » réalisé par Darren Aronofsky

« LE DISCOURS D’UN ROI » réalisé par Tom Hooper

« DRIVE » réalisé par Nicolas Winding Refn

« LE GAMIN AU VÉLO » réalisé par Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne

« INCENDIES » réalisé par Denis Villeneuve

« MELANCHOLIA » réalisé par Lars von Trier

« UNE SÉPARATION » réalisé par Asghar Farhadi

 

Meilleur film

« L’EXERCICE DE L’ETAT » produit par Denis Freyd, réalisé par Pierre Schoeller

« LA GUERRE EST DÉCLARÉE » produit par Edouard Weil, réalisé par Valérie Donzelli

« LE HAVRE » produit par Fabienne Vonier, réalisé par Aki Kaurismäki

« INTOUCHABLES » produit par Nicolas Duval Adassovsky, Yann Zenou, Laurent Zeitoun, réalisé par Eric Toledano, Olivier

Nakache

« PATER » produit par Michel Seydoux, réalisé par Alain Cavalier

« POLISSE » produit par Alain Attal, réalisé par Maïwenn

« THE ARTIST » produit par Thomas Langmann, réalisé par Michel Hazanavicius

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Boudé par l’académie des Oscars, Ryan Gosling est en colère…

27 janvier 2012 Laisser un commentaire
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Critique : Sherlock Holmes, Jeu d’ombres

26 janvier 2012 Laisser un commentaire

Sherlock a un gros pistolet

Cette semaine au cinéma : « Sherlock Holmes, jeu d’ombres », deuxième volet des aventures du plus connu des détectives British par Guy Ritchie. Trois ans après avoir dépoussiéré le mythe, on prend les mêmes (Robert Downey Jr, Jude Law, Rachel MacAdams et Kelly Reilly), quelques petits nouveaux (Jared Harris, Noomi Rapace), et on recommence ! Et bien que l’effet de surprise ait logiquement disparu, le contrat est à nouveau bien rempli avec une bonne dose d’action, d’humour, de suspense, mais aussi de « bromance ».

L’histoire reprend là où on l’avait laissée : sur le point de se marier avec la pétulante Mary, le docteur Watson est embarqué bien malgré lui par Holmes dans sa nouvelle enquête, qui les mènera de Londres à la Suisse en passant par Paris. Alors que des attentats anarchistes éclatent partout en Europe, le brillant détective de Baker Street en a découvert le responsable, le Professeur James Moriarty, bien décidé à faire éclater une première guerre mondiale.

Et Moriarty, c’est justement une des belles surprises de ce second opus. Le génie du mal est interprété avec beaucoup de talent par le pas très connu Jared Harris, et campe l’ennemi juré de Sherlock qui a une raison toute personnelle de lui en vouloir. Leur affrontement sera à la hauteur des espérances, avec trois duels et joutes verbales particulièrement réussies.

Duel

En cours de route, Holmes et Watson font la rencontre de Noomi Rapace (géniale Lisbeth Salander du Millénium suédois) qui malheureusement déçoit dans un rôle insipide de bohémienne française un brin potiche.

Calamity Jane

Il faut avouer que le duo masculin qu’elle cotoie fonctionne tellement bien qu’il est difficile pour une femme d’exister entre ces deux là. D’autant plus que les scénaristes ont encore accentué l’ambiguité dans la relation qui les unit, en s’amusant à installer un sous-texte gay qui saute aux yeux et qui fait bien plaisir à voir. Un joli petit couple quoi !

Cette fois-ci, ils concluent...

Malgré quelques baisses de rythme, Guy Ritchie s’avère efficace dans les scènes d’actions assez spectaculaires qui ponctuent le film. On est toujours dans le nawak complet avec un Sherlock champion de kung fu, mais ça fonctionne plutôt bien…. à condition quand même d’apprécier le style de l’ex Mr Madonna qui donne allègrement dans l’esbroufe visuelle, avec ralentis et explosions à foison. L’humour est comme d’habitude très présent et c’est tant mieux : les dialogues sont très bien écrits et l’interprétation du très charismatique Robert Downey Jr et de son compère Watson nickel. Un plaisir aussi de découvrir l’autre Holmes, son frère Mycroft (Stephen Fry).

Bref, un bon divertissement. La franchise ne fait que commencer…

Catégories :critiques

Oscars 2012 : Et les nommés sont…

24 janvier 2012 Laisser un commentaire

Ça y’est, la liste tant attendue des nominations à la 84ème cérémonie des Oscars est tombée !

Et cocorico ! Notre « The Artist » national en compte pas moins de 10… Une belle performance pour un film auquel personne ne croyait vraiment et qui n’en finit pas de faire parler de lui. Après son succès aux Golden Globes (meilleure comédie, meilleur acteur dans une comédie pour Jean Dujardin et meilleure musique originale), le film de Michel Hazanavicius est en lice pour les catégories les plus prestigieuses : meilleur film, meilleur acteur pour Jean Dujardin, meilleur scénario, meilleur réalisateur, et meilleure actrice dans un second rôle pour Bérénice Béjo…

La concurrence sera néanmoins terrible pour Jean « Loulou » Dujardin vs George Clooney (pour The Descendants) et Brad Pitt (Le Stratège), et pour Hazanavicius vs Scorcese (Hugo Cabret), Woody Allen (Minuit à Paris) ou encore Terrence Malick (The Tree of Life).

Au rayon films étrangers, pas de nomination pour « La guerre est déclarée », dommage… Déception également en ce qui me concerne avec l’absence de l’excellent Drive de Nicolas Winding Refn et de mes chouchous Ryan Gosling et Michael Fassbender dans la catégorie meilleur acteur.

Pour les résultats, il faudra attendre le 26 février prochain. La cérémonie sera présentée par Billy Crystal, un habitué de l’exercice, en direct du Kodak Theater…

Meilleure actrice second rôle

Bérénice Béjo pour The Artist
Jessica Chastain pour La Couleur Des Sentiments
Octavia Spencer pour La Couleur Des Sentiments
Melissa Mccarthy pour Mes Meilleures Amies
Janet Mcteer dans Albert Nobbs

Meilleur acteur second rôle

Nick Nolte dans Warrior
Christopher Plummer dans Beginners
Jonah Hill dans Le Stratège
Max Von Sydow dans Extrêmement Fort Et Incroyablement Près
Kenneth Branagh dans My Week With Marilyn

Meilleure actrice

Glenn Close dans Albert Nobbs
Viola Davis dans La Couleur Des Sentiments
Rooney Mara dans Millenium, Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes
Meryl Streep dans La Dame De Fer
Michelle Williams dans My Week With Marilyn

Meilleur acteur

Demian Bichir pour A Better Life
George Clooney pour The Descendants
Jean Dujardin pour The Artist
Gary Oldman pour La Taupe
Brad Pitt pour Le Stratège

Meilleur réalisateur

Michel Hazanavicius pour The Artist
Alexander Payne pour The Descendants
Martin Scorsese pour Hugo Cabret
Woody Allen pour Minuit à Paris
Terrence Malick pour The Tree Of Life

Meilleur scénario original

Michel Hazanavicius pour The Artist
Annie Mumolo et Kristen Wiig pour Mes Meilleures Amies
J.c. Chandor pour Margin Call
Woody Allen pour Minuit à Paris
Asghar Farhadi pour Une Séparation

Meilleure adaptation

The Descendants par Alexander Payne, Nat Faxon et Jim Rash
Hugo Cabret par John Logan
Les Marches Du Pouvoir par George Clooney, Grant Heslov et Beau Willimon
Le Stratège par Steven Zaillian, Aaron Sorkin et Stan Chervin
La Taupe par Bridget O’Connor et Peter Straughan

Meilleur Film en langue étrangère

Bull Head de Michael R. Roskam (Belgique)
Footnote de Joseph Cedar. (Israël)
In Darkness d’Agnieszka Holland. (Pologne)
Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau (Canada)
Une Séparation d’Asghar Farhadi (Iran)

Meilleur film d’animation

Une Vie De Chat
Chico & Rita
Kung Fu Panda 2
Le Chat Potté
Rango

Meilleur film

The Artist 
The Descendants
Cheval De Guerre
Le Stratège
The Tree Of Life
Extrêmement Fort Et Incroyablement Près
La Couleur Des Sentiments
Hugo Cabret
Minuit à Paris

Meilleure photographie

Guillaume Schiffman pour The Artist
Jeff Cronenweth pour Millenium, Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes
Robert Richardson pour Hugo Cabret
Emmanuel Lubezki pour The Tree Of Life
Janusz Kaminski pour Cheval De Guerre

Meilleure musique

John Williams pour Les Aventures De Tintin : Le Secret De La Licorne
Ludovic Bource pour The Artist
Howard Shore pour Hugo Cabret
John Williams pour Cheval De Guerre
Alberto Iglesias pour La Taupe

Meilleure chanson

Man or Muppet dans Les Muppets
Real in Rio dans Rio

Meilleur montage

The Artist (Anne-sophie Bion et Michel Hazanavicius)
The Descendants (Kevin Tent)
Millenium, Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes (Kirk Baxter et Angus Wall)
Hugo Cabret (Thelma Schoonmaker)
Le Stratège (Christopher Tellefsen)

Meilleurs costumes

Lisy Christl pour Anonymous
Mark Bridges pour The Artist
Sandy Powell pour Hugo Cabret
Micheal O’Connor pour Jane Eyre
Arianne Philips pour W.e.

Meilleur maquillage

Albert Nobbs
La Dame De Fer
Harry Potter Et Les Reliques De La Mort – 2ème Partie

Meilleurs décors

The Artist (Laurence Bennett et Robert Gould)
Hugo Cabret (Dante Ferretti et Francesca Lo Schiavo)
Harry Potter Et Les Reliques De La Mort – 2ème Partie (Staurt Craig et Stephenie Mcmillan)
Cheval De Guerre (Rick Carter et Lee Sandales)

Meilleurs effets visuels

Harry Potter Et Les Reliques De La Mort – 2ème Partie
Hugo Cabret
Real Steel
Transformers 3 – La Face Cachée De La Lune
La Planète Des Singes : Les Origines

Meilleur montage sonore

Drive (Lou Bender et Victor Ray Ennis)
Millenium, Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes (Ren Klyce)
Transformers 3 – La Face Cachée De La Lune (Ethan Van Der Ryn et Erik Aadahl)
Hugo Cabret (Philip Stockton et Eugene Gearty)
Cheval De Guerre (Richard Hymns et Gary Rydstrom)

Meilleur mixage sonore

Millenium, Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes (David Parker, Michael Semanick, Ren Kylce et Bo Persson)
Hugo Cabret (Tom Fleischman et John Midgley)
Le Stratège (Deb Adair, Ron Bochar, Dave Giammarco et Ed Novick)
Transformers 3 – La Face Cachée De La Lune (Greg P. Russell, Gary Summers, Jeffrey J. Haboush et Peter J. Devlin)
Cheval De Guerre (Gary Rydstrom, Andy Nelson, Tom Johnson et Stuart Wilson)

Catégories :actus

Critique : « Millenium, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes »

19 janvier 2012 Laisser un commentaire

C’est avec de grosses attentes que je suis allé voir l’adaptation américaine du best seller de Stieg Larsson par David Fincher, réalisateur surdoué qui avait réinventé le thriller avec « Seven », avant de nous en mettre plein la gueule avec « Fight Club » ou encore de nous plonger dans l’aventure de la création du « Social Network » le plus populaire du monde. Sa version de « Millenium » s’avère brillante, glaciale, comme d’habitude extrêmement maîtrisée, et plutôt fidèle au roman original, mais elle ne parvient pas à apporter quoi que soit de nouveau ou de différent par rapport au film suédois dont elle est le remake.

Bien sûr, il aurait été impossible et ridicule de transposer l’intrigue du polar aux Etats-Unis, tant elle s’inscrit dans une histoire très européenne qui prend racine dans les années 40. Au départ de Millenium, une richissime famille d’industriels suédois, les Vanger, dont beaucoup des membres sont très louches et certains carrément nazis. À sa tête, le vieux patriarche Henrick, engage un reporter déchu, Mikael Blomkvist (Daniel Craig) pour qu’il enquête sur sa propre famille et découvre qui a tué Harriett, sa petite nièce disparue 40 ans plus tôt sur une île dont elle n’a pas pu sortir.

Un wodunnit qui pourrait être classique s’il ne faisait pas intervenir le personnage le plus intéressant dans tout ça, une certaine Lisbeth Salander. C’est Rooney Mara, la fille qui faisait l’ouverture du « Social Network » en tête à tête avec Zuckerberg, que Fincher a choisi pour l’interpréter. Méconnaissable, elle parvient à être au moins aussi convaincante que Noomi Rapace, LA révélation de la première adaptation suédoise de Millenium, sans toutefois la faire oublier. Un pari risqué mais tenu. Victime de son apparence et de son inadaptation, ce génie du piratage au corps maigre et tatoué l’est aussi de la barbarie des hommes (son père, son nouveau tuteur) et porte en elle le poids de la souffrance et de la rage.

Dans le rôle du journaliste, Daniel Craig est quant à lui pour une fois plutôt bon, et parvient à installer de la subtilité dans son jeu, ce qui relèverait presque de l’exploit. Tout comme leurs méthodes d’investigation, les deux héros sont totalement complémentaires et forment un duo contrasté qui fonctionne parfaitement. Le reste du casting est lui aussi à la hauteur avec des seconds rôles particulièrement bien choisis (Christopher Plummer, Robin Wright).

Dès son surprenant générique, qui rappelle un peu de ceux de James Bond mais avec beaucoup plus de style, David Fincher instille une atmosphère noire et troublante, avec la maestria qu’on lui connait. L’image est léchée, le cadre précis, et le rythme assez soutenu malgré quelques longueurs et pas mal de bavardages indispensables à la reconstitution de l’intrigue complexe du roman et à la compréhension du travail d’enquête (plus de 700 pages quand même, si mes souvenirs sont bons). Et question suspense, le réalisateur de « Panic Room » sait toujours y faire, grâce à un montage et une bande son eux excellents, eux aussi. Il fait de son Millenium un thriller prenant et angoissant qui offre une belle conclusion à sa trilogie policière après « Seven » et « Zodiac ».

Le seul problème, c’est que, aussi bien réalisé et interprété qu’il soit, Millenium reste un remake, et impossible de se défaire d’une impression de déjà-vu quand on est allé voir la version de Niels Arden Oplev.