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Critique : « Main dans la main » de Valérie Donzelli

20349906.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAprès le triomphal « La Guerre est déclarée », le duo Valérie DonzelliJérémie Elkaïm se reforme pour « Main dans la main », une comédie atypique et souvent burlesque aux références multiples. Toujours derrière la caméra, Donzelli cède cette fois-ci le rôle principal à Valérie Lemercier, qui interprète Hélène Marchal, une professeur de danse de l’Opéra de Paris très guindée, dont la vie va être bouleversée par une rencontre avec Joachim Fox, un miroitier provincial venu changer un miroir de sa salle de danse. Car au moment où ces deux êtres que tout oppose se retrouvent nez à nez, ils deviennent après avoir échanger un baiser comme aimantés : les deux se suivent et font automatiquement les mêmes gestes, incapables de se séparer. Une métaphore du coup de foudre en somme.

Un point de départ surréaliste et fantaisiste qui donne l’opportunité à Donzelli d’orchestrer quelques passages chorégraphiés assez savoureux, dans une atmosphère souvent légère mais parfois aussi mélancolique. Le problème, c’est que bien que le postulat surprenne et amuse dans un premier temps, la mayonnaise ne prend pas vraiment. La faute à un scénario assez foutraque où les idées fourmillent sans vraiment donner de cohérence à l’ensemble, et des enjeux dramatiques finalement si ténus qu’on en vient presque à se désintéresser de ce qui va se passer pour les membres de ce couple esclaves l’un de l’autre malgré eux. La référence appuyée au cinéma de Truffaut et l’usage trop fréquent de la voix off n’y sont probablement pas étrangers.

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Malgré l’implication et le charme de ses interprètes principaux, qui n’hésitent pas à donner de leur personne (avec un Jérémie Elkaïm irrésistible en tutu, pour ne citer qu’un de ses moments de bravoure), on reste donc un peu sur notre faim et dubitatif devant l’histoire, pleine de promesses, qui nous est racontée. C’est d’autant plus dommage que certaines séquences sont vraiment très réussies, comme celle où Joachim montre à Hélène une chorégraphie de Pina Bausch en langage des signes qu’il a apprise tout seul, parce qu’il la trouvait belle.

Un film inabouti qui malgré de bons moments a un peu tendance à nous laisser sur le bord de la route.

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  1. 20 décembre 2012 à 14:29

    Alors ce sera sans moi!

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