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« The Scratist » : le clin d’oeil de Scrat à « The Artist »

20 février 2012 Laisser un commentaire

La 20th Century Fox vient de dévoiler une nouvelle vidéo de Scrat pour la promotion de « l’Âge de Glace 4 », qui sortira le 4 juillet. Une bande-annonce qui met en scène le rongeur à la manière de « The Artist », en muet et en noir et blanc, et qui surfe sur la vague du succès du film de Michel Hazanavicius, l’un des grands favoris des prochains Oscars.

Jean Dujardin doit être flatté…

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« The Artist » triomphe aux BAFTA

13 février 2012 Laisser un commentaire

« The Artist » n’en finit plus de remporter les plus prestigieuses récompenses. Après une moisson de Golden Globes à Los Angeles, Michel Hazanavicius et son équipe sont repartis de la cérémonie des BAFTA (équivalent britannique des César) avec pas moins de 7 trophées parmi les plus prestigieux sur 12 nominations (un record).

Hazanavicius s’est vu décerner le BAFTA du meilleur scénario original, du meilleur réalisateur et du meilleur film. Le film muet a également été récompensé pour sa musique original de Ludovic Bource, ses costumes et sa photo.

Jean Dujardin a raflé le trophée du meilleur acteur face à une concurrence plus que difficile : Michael Fassbender, Brad Pitt, Gary Oldman, George Clooney (excusez du peu), et était visiblement ravi et ému de cet honneur. Le Frenchie est bien parti pour réaliser le grand chelem : prix d’interprétation à Cannes – Golden Globe – BAFTA – César – Oscar.

Ça sent bon pour les Oscars…

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Jean Dujardin en noir et blanc et en muet au Saturday Night Live

12 février 2012 Laisser un commentaire

Et ça continue encore et encore…

Après s’être donné en spectacle dans des talk-shows américains, avoir remporté un Golden Globe, et joué aux vilains dans une vidéo de Funny or Die (voir ici), Jean Dujardin a participé le 11 février au célébrissime Saturday Night Live avec Zooey Deschanel, qui nous offre quelques mots dans la langue de Molière sur les hommes qui la « rendent malheureuse ».

Dans un sketch intitulé « Les jeunes de Paris », Dujardin s’y querelle lui en silence et en noir et blanc avec Taran Killan, et nous offre un joli numéro de danse à la « The Artist ». On en redemande !

2011 : mes dix coups de coeur ciné

1 janvier 2012 Laisser un commentaire

Ça y’est, 2011 c’est fini. L’occasion de regarder dans le rétro et de faire un petit top 10 des films qui ont marqué l’an passé. Une année ciné assez faste avec pas mal de très bons films dans des genres divers et variés.

Avant de démarrer 2012 sur les chapeaux de roue avec J.Edgar d’Eastwood et Millénium de Fincher en janvier, voici donc mon petit best-of de l’année.

1. Black Swan : injustement bredouille aux derniers Oscars au profit du Discours d’un roi, le bijou noir de Daren Aronofski était pour moi la claque de ce début d’année. D’une grande maîtrise formelle, vénéneux et dérangeant, Black Swan est sublimé par la performance hallucinante et hallucinée de Nathalie Portman (qui a bien mérité tous ses prix), une mise en scène originale et des effets visuels bluffants.

2. Polisse : le grand prix du Jury au festival de Cannes est un film fort et poignant. Grâce à un casting parfait, des dialogues et interprétation collégiale d’une très grande justesse, Maïwenn signe son meilleur film, et probablement le meilleur film français de l’année.

3. Drive : le film qui fit de Ryan Gosling une star. Très présent cet année, avec Crazy, Stupid, Love et Les Marches du pouvoir , l’acteur impressionne dans un rôle casse-gueule quasi-muet. Un film très stylisé dont la lenteur et l’économie de paroles peut surprendre, mais qui m’a hypnotisé. Ryan y est pour beaucoup ❤

4. Intouchables : la comédie la plus populaire de l’année. Un succès amplement mérité pour le film de Toledano et Nakache qui nous ont offert un film très drôle et touchant.

5. The Artist : pari réussi pour Michel Hazanavicius qui a réussi à faire d’un film muet un succès critique comme public, en 2011. Un bel hommage au films hollywoodiens des années 20, qui a offert à Jean Dujardin son plus beau rôle.

6. La Guerre est déclarée : sur un sujet difficile, Valérie Donzelli met en scène une histoire personnelle d’où ressort une irrésistible envie de vivre. Un film drôle et émouvant.

7. Shame : un beau film sur la solitude extrême d’un homme. Porté par le jeu magistral de Michael Fassbender en sex-addict, Shame est une oeuvre froide, extrêmement maîtrisée, et assez troublante.

8. Mes meilleures amies : parce que les mecs n’ont pas le monopole de l’humour et du trash… Une très bonne comédie qui fait rire de bout en bout, avec une Kristen Wiig géniale. Ça ne fait pas dans la dentelle mais ça nous change des comédies romantiques habituellement pleines de guimauve sur le mariage !

9. Les Bien-Aimés : sans doute l’un des plus beaux films de Christophe Honoré, qui nous emporte sur près de quarante ans dans une jolie et triste saga romanesque. Le tout, comme pour Les Chansons d’amours, est très bien accompagnée par les chansons d’Alex Beaupain. Et quel casting ! (Deneuve & fille, Forman, Garrel, Sagnier, Delpech…)

10. Super 8 : parce que J.J. Abrams nous replonge en enfance et rend un bel hommage au cinéma de Spielberg de l’époque E.T.

Revue de web : Les Oscars 2011 sous influence européenne

15 décembre 2011 Laisser un commentaire

Déjà acclamé par les critiques new yorkais qui lui ont décerné leur prix du meilleur film, « The Artist » de Michel Hazanavicius fait déjà figure de favori avec 6 nominations aux prochains Golden Globes. Un succès outre-atlantique de bonne augure pour nos frenchies aux prochains Oscars.

Sur le site du magazine Variety, le journaliste américain Peter Debruge jette un oeil sur les films qui vont faire la cérémonie à venir et parle de l’influence très européenne qui marque les favoris pressentis pour 2011. Parmi les prétendants en lice pour la statuette dorée, il évoque notamment notre film français The Artist, mais aussi d’autres oeuvres qui prennent racine en Europe comme Tintin, Hugo Cabret ou encore le très attendu Millenium, qui a ravi les critiques américains.

Un peu de chauvinisme, ça fait toujours plaisir, alors voici une traduction approximative de l’article en question (à lire en V.O. ici) :
Un an après avoir leur levé leur chapeau pour le Discours d’un Roi, nos cousins européens semblent avoir une plus grande présence que jamais dans les films les plus célébrés de cette année. Mais, contrairement au « meilleur film de 2010 », qui mariait les talents britannique et australiens, beaucoup des prétendants au titre pour l’année 2011 montrent un inextricable mélange entre la sensibilité américaine et celle du vieux continent, que l’on a vu partout : de sujets européens (« Les aventures de Tintin »), à des lieux de tournage européens (« Minuit à Paris »), en passant par des réalisateurs européens (Roman Polanski).

Les deux films qui incarnent le plus cette tendance sont sans doute « Hugo Cabret »de Martin Scorcese et « The Artist » de Michel Hazanavicius, deux hommages aux premiers jours du 7ème art livrés par des réalisateurs ayant chacun placé leur film dans le continent d’en face. Dans « Hugo », l’américain Martin Scorcese recrée de toute pièce une gare parisienne (Montparnasse) vers 1931 pour illustrer une histoire mystérieuse mettant en scène George Méliès, l’inventeur des effets spéciaux visuels et l’un des premiers à avoir utilisé le film comme moyen de raconter des histoires. Alors que Scorcese tournait en Europe, Hazanavicius voyageait jusqu’à Los Angeles pour fabriquer son hommage en noir et blanc à la grande époque du muet à Hollywood, intégrant à son casting des acteurs américains comme John Goodman ou Penelope Ann Miller pour jouer au côté de la star française Jean Dujardin.

« Mon idée était de faire un vrai film de réalisateur en hommage aux cinéastes qui m’ont inspiré, notamment John Ford, Tod Browning, Murnau et Josef Von Sternberg », explique Hazanavicius. Dans cette liste, les deux derniers étaient des européens qui ont trouvé du travail à Hollywood, une tradition qui perdure aujourd’hui. Né en France, Roman Polanski continue à raconter des histoires américaines de l’étranger, après « the Ghost Writer », « Carnage » se déroule dans un appartement de Manhattan. L’artiste londonien Steve Mcqueen a lui plongé encore plus profondément dans la psyché des habitants solitaires de « Gotham » avec « Shame ». […]

Alors que les Européens rendent hommage au cinéma américain, les réalisateurs américains se sont occupés quant à eux de mettre leur empreinte sur des histoires venues d’Europe. En se doutant que se cachait une mine d’or derrière le best-seller suédois de Stieg Larsson « Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » (déjà adapté dans son pays d’origine), Sony a engagé David Fincher pour qu’il mette sa patte sombre sur cette oeuvre. Et Steven Spielberg revient avec deux projets, chacun adaptés d’oeuvres européennes. « Cheval de guerre », basé sur le conte d’un étalon de la première guerre mondiale écrit par le romancier britannique Michael Morpurgo, et « Les aventures de Tintin », qui donnent au héros le plus populaire de la BD belge la chance de figurer dans un blockbuster hollywoodien.

En filmant frontalement des sujets tels que l’antisémitisme, la misogynie et le viol, le thriller de Fincher met en lumière l’Europe de façon critique. Pas tellement Woody Allen et son « Minuit à Paris », qui montre la longue l’histoire d’amour de l’Amérique avec la ville lumière, en poursuivant son voyage dans les villes européennes (comme dans « Match Point », « Vicky Cristina Barcelona », etc.). Entre autres choses, le film souligne le fait que de nombreux artistes américains majeurs – Ernest Hemingway, F. Scott Fitzgerald et Gertrude Stein figurent tous dans ce conte où l’on remonte le temps – ont trouvé leur plus grande inspiration et leur acceptation en Europe. Aucun metteur en scène n’incarne plus clairement New York qu’Allen, qui n’a pas gagné un seul oscar en 25 ans, et pourtant son coeur a passé presque toute la dernière décennie à l’étranger.

Enfin, ce n’est pas pour rien que Terrence Malick, que certains considèrent comme le plus grand poète du cinéma américain, a pris une approche décidément très européenne pour « The Tree of Life », qui tourne autour de sa petite ville du Texas et ramène à la surface la perte de son frère dans l’examen très personnel de la fragilité et du miracle de la vie. C’est un film qui n’aurait pu exister si le chemin n’en avait pas été tracé par des auteurs d’outre-atlantique tels que Stanley Kubrick et Michelangelo Antonioni. Dans cette lignée, l’influence européenne ne surprendra personne chez Alexander Payne, le réalisateur de « The Descendants ». « Quand on a affaire à des réalisateurs auteurs, comme Scorcese et Malick, n’est-ce pas toujours le cas ? »