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28 août 2014 Laisser un commentaire
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Catégories :divers

Critique : « La Planète des singes : l’affrontement » de Matt Reeves

1 août 2014 Laisser un commentaire

4383Huitième long-métrage de la saga inspirée du roman de Pierre Boule, La Planète des singes : l’affrontement, fait suite au prequel La Planète des singes : les origines, sorti en 2011 avec James Franco dans le rôle (de l’humain) principal. Et malgré des qualités visuelles indéniables, le film s’inscrit très nettement en deça de son prédecesseur, déjà non exempt de certains défauts.

Si Matt Reeves (Chronicle), qui succède derrière la caméra à Rupert Wyatt, n’a rien d’un manchot et nous offre des effets visuels impressionnants à gogo, avec notamment un final de haute volée (le fameux affrontement du titre français, n’ayant rien à voir avec sa traduction littérale : l’aube de la Planète des singes), le scénario est tellement prévisible que c’est l’ennui qui prend le pas sur le spectacle.

L’introduction est interminable. Quelques années après la fin des événements du premier épisode, un virus simien a décimé presque tous les Hommes tandis que l’on découvre César, le singe héros du premier volet (toujours interprété impeccablement par le roi de la motion capture Andy Serkis) devenu le chef d’un clan de singes évolués et « parlants », qui a pris ses pénates dans la forêt de San Francisco. Malgré une représentation quasi documentaire et assez confondante de la vie de ses singes dans leur environnement naturel, que le réalisateur de Chronicle a su subtilement amener grâce à une maîtrise incontestable de la performance capture (qui semble atteindre un niveau de qualité optimal, puisqu’on croirait ces singes réels), l’intrigue peine terriblement à démarrer et va s’avérer véritablement inintéressante.

 

la-planete-des-singes-l-affrontement-dawn-of-the-planet-of-the-apes-30-07-2014-9-gUn groupe de rescapés tombe par hasard sur César et ses compères dans ladite forêt – rencontre qui se passe évidemment mal étant donné la stupidité d’un humain on ne peut plus carricatural. Néanmoins, César étant le sage qu’il est, il obtient une trêve fragile avec les humains ira ensuite jusqu’à accepter d’aider l’un de ces hommes, Malcolm (Jason Clarke, inconnu au bataillon et parfaitement transparent – mais pourquoi donc ont-ils viré James Franco ?) à refaire fonctionner un barrage hydraulique, indispensable à la survie de son espèce. Une concession que le singe accorde pour éviter l’inévitable : une guerre entre humains et singes parvenus grosso modo au même stade de l’évolution dont on se doute que l’une des deux espèces tentera de dominer l’autre.

La morale – les singes, devenus « intelligents » sont finalement capables d’être aussi bon ou mauvais que les hommes, et de se faire la guerre entre eux par appât du pouvoir – étant courue d’avance, on n’échappera pas aux hostilités, non sans avoir attendu des plombes ce dénouement spectaculaire vendu par l’affiche et la bande-annonce. Et l’on finit même par être agacé par un scénario qui fait la part belle aux clichés, aux personnages stéréotypés et aux situations convenues. On passera aussi sur la sempiternelle apologie des valeurs familiales.

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La présence au casting de l’excellent Gary Oldman et de la revenante Keri Russell (bien mal servie par un rôle de potiche infirmière) et leurs quelques scènes n’y changeront rien, cette énième version de la Planète des singes ne fera malheureusement pas date en dépit d’une réalisation soignée et d’une puissance visuelle qui, certes, peut mériter le déplacement.

Du beau gâchis !

 

 

Critique : « Boyhood » de Richard Linklater

30 juillet 2014 2 commentaires

BoyhoodTrès remarqué au dernier festival de Sundance et auréolé d’un Ours d’Argent à celui de Berlin, Boyhood de l’américain Richard Linklater (Rock Academy, A Scanner Darkly…) débarque – enfin – sur nos écrans.

Car il aura fallu pas moins de 12 ans avant que s’achève la production de ce film, qui retrace le parcours d’un enfant, depuis ses 6 ans jusqu’au seuil de l’âge adulte. Un projet unique en son genre pour lequel le réalisateur de la trilogie des Before (- Sunrise, Sunset et Midnight), obsessionnel du temps qui passe, a réuni pendant quelques jours de tournage, une fois par an, ses acteurs devant sa caméra. Et qui à l’instar de ces trois longs métrage suit les mêmes personnages à différentes époques de leur vie.

 

Boyhood relate l’enfance et l’histoire, banale ou universelle, d’un jeune texan prénommé Mason (Ellar Colltrane, 20 ans aujourd’hui), de son enfance jusqu’à son entrée à l’université, entouré de sa famille tantôt monoparentale (au début du film, le père, interprété par Ethan Hawke, a déjà quitté la mère de Mason – Patricia Arquette ), tantôt recomposée, alors que l’on voit défiler les années sur le visage de ces acteurs, sans artifice. Un petit courage qu’il est donc bon de saluer, car la marque du temps ne leur fait pas de cadeau.

Au fil du temps, on voit donc le gamin se métamorphoser sous nos yeux et son interprétation comme son corps évoluer, laissant une impression de réalisme totalement singulière qu’aucun trucage n’aurait pu provoquer.

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Mais au-delà du simple dispositif, Linklater réussit à peindre cette fresque d’une vie de famille américaine en évitant les figures imposées par ce genre d’exercice. Pas de premier baiser, première expérience sexuelle ou bal de promo donc. C’est dans le quotidien que le réalisateur puise son inspiration, et les scènes qu’il égraine et disperse année par année s’enchaînent avec une surprenante fluidité, si bien que c’est souvent l’unique changement des corps ou des coupes de cheveux qui nous indique un saut dans le temps. Un quotidien pas toujours rose avec une mère célibataire qui élève seule ses deux enfants avant d’enchaîner les remariages foireux, mais dégageant constamment une espèce de vérité qui nous fait nous identifier aux membres de cette famille, à différentes étapes de leur vie.

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On pourra donc aisément lui reprocher un certain manque de propos, voire une extrême trivialité dans l’histoire qu’il nous raconte sur près de 3 heures. Car oui, il ne se passe pas grand chose, et cette longue bobine est principalement remplie par des scènes de dialogue dont le réalisateur est incontestablement maître (il l’avait déjà montrée avec brio dans les Before).

Et pourtant, grâce au charme naturel des acteurs, de sa révélation Ellar Coltrane à la toujours aussi classe Patricia Arquette, au naturalisme inédit et à une façon brillante de sublimer l’ordinaire, Boyhood a vraiment tout d’un classique instantané.

 

Critique : « Tom à la ferme » de Xavier Dolan

24 avril 2014 Laisser un commentaire

ImageAprès trois variations sur le thème de l’amour impossible, J’ai tué ma mère, Les amours imaginaires et Laurence Anyways, le (très) jeune réalisateur québécois Xavier Dolan, 25 ans, change de style et de registre avec Tom à la ferme, un thriller à la Hitchcock adapté d’une pièce de théâtre de son compatriote Michel Marc Bouchard. Devant et derrière la caméra, à l’instar de ses deux premiers opus, il incarne dans ce film un publicitaire de Montréal qui se rend dans la famille de son compagnon défunt pour ses funérailles. 

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Son quatrième film s’ouvre par un texte adressé à Guillaume, l’homme qu’il vient de perdre, que Tom écrit sur un papier sopalain et qui s’achève par ces mots : « Maintenant, tout ce qui nous reste à faire, c’est te remplacer ». Une phrase qui s’avère révélatrice de ce qui attend ce jeune citadin en visite à la campagne. En arrivant à la ferme, vide, Tom fait connaissance avec Agathe, la mère de Guillaume, qui ignore qui il est et tout de la relation qu’il entretenait avec son fils. Ce qui n’est pas le cas de Francis, le frère aîné, brute épaisse qui va malmener Tom et le pousser à se substituer à son frère pour calmer la douleur de sa mère, tout en lui interdisant de lui révéler la vérité sur qui il est vraiment.

Mêlé de force à cette mascarade dans laquelle il doit jouer à l’hétéro en racontant à la mère les pseudo frasques de son fils avec une ex délurée, son héros va être confronté tour à tour à toutes sortes de sentiments contradictoires vis à vis de son persécuteur : peur, fascination, attraction-répulsion (synthétisés dans une excellente scène de tango). Pas si innocent que ça, et touché par le syndrome de Stockholm, Tom risque bien de se prendre à ce jeu malsain, à ses risques et périls puisque le personnage de Francis, formidablement interprété par Pierre-Yves Cardinal, semble avoir toutes les caractéristiques du psychopathe.

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Ici, exit les tics des débuts : plans bariolés et pop, multiples ralentis et exubérances. Dolan adopte une mise en scène plus sobre et maîtrisée, et un style virtuose qui rend de multiples hommages à Hitchcock. Une influence revendiquée très clairement à travers la musique qui rappelle celle de Bernard Hermann, une séquence derrière un rideau de douche en clin d’oeil à Psychose, ou encore une course poursuite derrière un champ de maïs évoquant La mort aux trousses. Très efficace pour faire monter le suspense et entretenir une tension permanente, avec un jeu sur l’espace permanent venant renforcer le sentiment de claustrophobie du personnage principal qui se retrouve littéralement pris au piège, Tom à la ferme s’aventure aussi sur le terrain de la psychologie en auscultant assez finement les thèmes du deuil, du mensonge, de l’amour et de la folie.

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Devant cette incontestable maîtrise, pas étonnant que le jeune prodige du cinéma canadien vienne d’obtenir la consécration qu’il attendait tant avec une sélection officielle au prochain Festival de Cannes pour son prochain film, Mommy. Un festival dans lequel il avait déjà d’ailleurs reçu la Queer Palm pour l’excellent Laurence Anyways.

 

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Marvel : Johnny Depp en Docteur Strange ?

14 janvier 2014 2 commentaires

Du nouveau du côté de l’écurie Marvel.

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Selon le site Latino Review, Johnny Depp aurait rencontré les dirigeants du studio pour discuter de sa possible embauche dans le rôle du Dr Strange.

L’acteur déjà cinquantenaire et grand fan de comics serait très intéressé à l’idée de se glisser dans la peau de ce héros Marvel, et étant donné la fructueuse collaboration qu’il a eu avec Disney (qui possède Marvel) dans Pirates des Caraïbes et Alice au pays des merveilles qui ont rapporté des millions aux studios, il serait plutôt bien placé pour décrocher ce rôle.

Néanmois, le Docteur Strange de la BD ayant environ trente ans, il faudrait inclure des modifications dans le script original afin d’intégrer Depp au casting dans le rôle titre.

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Top 10 des films de 2013

23 décembre 2013 5 commentaires

Le 31 décembre approchant, il est temps de faire le bilan de l’année ciné écoulée et de vous livrer mon top 10 des films ayant marqué 2013, forcément subjectif.

N’hésitez pas à participer et à voter en bas de l’article pour votre film préféré de l’année !

1.Gravity d’Alfonso Cuaron

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Pour cette grosse claque visuelle et la maestria de la mise en scène du réalisateur mexicain. Un film planant aux images renversantes et un suspense qui ne vous lâche pas.

2. Mud de Jeff Nichols

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Superbe récit initiatique, une sorte de mélange entre Tom Sawyer et Stand by me, Mud revisite le mythe américain de la plus belle des façons et s’impose comme l’un des meilleurs films sur l’enfance. Et un Matthew McConaughey au meilleur de sa forme.

3. Cloud Atlas d’Andy et Lana Wachowski et Tom Tykwer

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Formellement impeccable, résolument moderne et incontestablement singulier, Cloud Atlas frappe par sa puissance narrative et son originalité et marque le retour au sommet des frère et soeur Wachowski. Une ode à l’émancipation dans laquelle se mélangent les genres, les histoires et des styles dans un mix détonnant.

4. La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

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On laissera de côté la polémique sur les rapports entre actrices et réalisateur, et cette scène de sexe controversée pour saluer cette superbe histoire d’amour. Kechiche dessine sur près de trois heures une fresque naturaliste sur la naissance et l’effritement d’une romance entre deux femmes, et l’émancipation de son héroïne impeccablement interprétée par la révélation Adèle Exarchopoulos. Le film qui tombait à pic en cette année de manifs pour tous.

5. Django Unchained de Quentin Tarantino

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Quand Tarantino se frotte au western, ça donne un divertissement brillant bien qu’outrancier, une histoire de vengeance sanglante à l’humour ravageur. Comme d’habitude la B.O. est impeccable et le casting parfait.

6. Le Hobbit : la Désolation de Smaug de Peter Jackson

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Le deuxième volet des aventures du Hobbit surpasse le premier, nous offrant 2h40 d’un divertissement de haute volée, sans aucun temps mort et souvent grandiose, ce qui est d’autant plus appréciable que l’on pouvait s’attendre à un film de transition sans gros enjeu. Du grand spectacle que les geeks comme moi apprécieront.

7. L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie

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Guiraudie convoque Eros et Thanatos pour un simili thriller sur un lieu de drague lacustre et naturiste. Un cadre naturel en scope qui offre un très bel écrin pour ce film à la fois drôle et glaçant, lauréat de la Queer Palm 2013 du festival de Cannes.

8. Prisoners de Denis Villeneuve

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Incontestablement le thriller de l’année. Pour son premier film hollywoodien, le réalisateur d’Incendies livre un polar noir et poisseux, qui part d’un fait divers pour explorer plus profondément la psyché humaine. Fincher n’a qu’à bien se tenir…

9. Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Cohen

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Superbe portrait d’un musicien errant dont la carrière se refuse obstinément à décoller, interprété brillamment par l’excellent Oscar Isaac. Grand Prix du jury au dernier festival de Cannes, Inside Llewyn Davis nous offre une variation dépressive sur la solitude de l’artiste, magnifiée par la beauté de ses plans et de sa musique.

10. Le monde de Charlie de Steven Chbobsky

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Steven Chbobsky adapte son propre best-seller, « The perks of being a wallflower » (ou les avantages à se confondre avec le papier peint) et nous offre un très joli petit film sur le difficile passage à l’adulte. Un teen movie intelligent et sensible qui touche souvent très juste. La distribution est impeccable, de Logan Lerman (Charlie) à Emma Watson qu’on ne présente plus, sans oublier l’excellent Ezra Miller (révélé dans We need to talk about Kevin).

Et vous, quels sont vos films préférés ?

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Critique : « Le Hobbit : la Désolation de Smaug » de Peter Jackson

19 décembre 2013 2 commentaires

Le-Hobbit-La-Desolation-de-Smaug-Affiche-Finale-YSABien que le premier volet de la saga n’ait pas tenu toutes ses promesses, la faute à un démarrage plutôt poussif et un récit artificiellement hypertrophié, on était quand même impatient de voir ce qu’allait donner la suite (ou pas). Et disons le tout de suite, le deuxième volet des aventures du Hobbit surpasse le premier, nous offrant 2h40 d’un divertissement de haute volée, sans aucun temps mort et souvent grandiose, ce qui est d’autant plus appréciable que l’on pouvait s’attendre à un film de transition sans gros enjeu.

La (trop) longue introduction du premier opus étant passée, l’action peut enfin commencer et Peter Jackson ne perd plus son temps. Bilbo Baggins, Gandalf et ses 13 compagnons nains s’engouffrent dès le départ dans une sombre et mystérieuse forêt peuplée d’araignées géantes tueuses et d’Elfes assez peu hospitaliers. L’occasion de nous offrir des scènes assez vertigineuses et une séquence d’évasion dans des tonneaux d’anthologie, qui nous prouve que Jackson en a décidément toujours sous le capot quand il est question de mise en scène. L’affrontements entre Elfes et orques est toujours aussi efficaces, les flèches fusent dans tous les sens, tous comme les tonneaux remplis de nains, pour notre plus grand plaisir.

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Côté casting, on est un poil surpris de retrouver un Legolas qui semble avoir un peu enflé (Orlando Bloom a pris un petit coup de vieux en 10 ans), et plutôt charmé par l’apparition de Tauriel (Evangeline Lilly), une Elfe sylvestre inventée par Jackson (les inconditionnels de Tolkien hurleront sans doute) qui contre toute attente en penche plutôt pour un nain assez beau gosse – j’ai nommé Kili (Aidan Turner).

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Ce n’est d’ailleurs pas la seule entorse au matériau original (Bilbo le hobbit, un « petit » roman comparé aux trois tomes du Seigneur des anneaux) puisque Jackson et ses coscénaristes Fran Walsh et Philipa Boyens intègrent à cette quête une confrontation entre Gandalf et le spectre de Sauron, histoire de faire le pont entre la saga du Hobbit et celle du Seigneur des Anneaux. Du côté des Hommes, l’archer Barde (Luke Evans, aperçu dans Tamara Drew de Stephen Frears) dont l’ancêtre avait failli à tuer le dragon quelques dizaines d’années auparavant, s’avère aussi charismatique qu’un Aragorn, à l’instar du chef des nains Thorin (Richard Armitage).

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Tout comme L’Empire Contre Attaque ou Le Parrain II, Le Hobbit : La désolation de Smaug prouve qu’on peut faire une suite plus sombre, plus dramatique et plus prenante que son épisode initial, et nous replonge dans les décors sublimes de la Terre du milieu, toujours aussi riche en personnages hauts en couleurs, monstres en tout genre, et paysages hallucinants. Parmi le bestiaire déjà bien fourni, on retiendra bien sûr le dragon Smaug, dont il est question dans le titre. Interprété brillamment par le britannique Benedict Cumberbatch à qui il prête sa voix – et qui retrouve pour l’occasion son collègue Martin Freeman (qui interprète son ami le docteur Watson de la série Sherlock) – ce monstre énorme nous offre une confrontation finale terriblement prenante, qui nous laissera véritablement sur notre faim.

Le Hobbit : La desolation de Smaug – Bande… par Lyricis