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Critique : « Lincoln » de Steven Spielberg

5 février 2013 1 commentaire

imagesChef d’oeuvre inoubliable ou pensum soporifique ? Voilà qui résume les deux opinions très tranchées que l’on peut lire ça et là chez la plupart des critiques ciné (qui sont tout de même pour la plupart dithyrambiques) à propos du 27ème long métrage de Steven Spielberg. Après avoir évoqué la Première Guerre Mondiale à travers les yeux d’un Cheval de Guerre, le réalisateur qu’on ne présente plus a cette fois-ci choisi de s’intéresser à l’un des présidents les plus emblématiques de son pays, Abraham Lincoln. Pour ma part, si cette évocation de l’abolition de l’esclavage au pays de l’oncle Sam n’est pas exempte de défauts, notamment dans l’académisme de la mise en scène et la longueur d’un récit souvent très (trop ?) technique, Spielberg parvient néanmoins à éviter la plupart des écueils des grands biopics et à aborder avec une sobriété qui lui est peu coutumière un épisode marquant de l’histoire des Etats-Unis.

« Biopic » est effectivement un terme trompeur, car le long métrage ne s’intéresse qu’aux derniers mois de la vie de Lincoln, dans la dernière phase de la Guerre de Sécession, et en particulier à son combat visant à mettre un terme à l’esclavage dans un pays déchiré entre le Nord et le Sud. Bien que Spielberg évoque aussi à travers quelques scènes la vie personnelle de ce grand politicien (le deuil de son jeune fils emporté par la maladie, et sa relation avec sa femme incarné par une Sally Field souvent au bord de l’hystérie), c’est bien avant tout autour d’une lutte politique que le récit gravite. Une lutte inspirée par un rêve que Lincoln fait au début du film, moteur d’un engagement sans faille et indéniablement courageux. Car c’est surtout la fin de la guerre que son peuple demande, bien plus qu’une abolition de l’esclavage que beaucoup considèrent à l’époque comme une hérésie.

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Néanmoins, alors qu’il aurait pu se contenter de négocier la paix, Lincoln, alors au faîte de sa popularité, va prendre tous les risques pour faire adopter par la chambre des représentant ce 13ème amendement à la Constitution américaine qui abolira l’esclavage et en affranchira toutes les victimes. A travers le script très dense de Tony Kushner, Spielberg choisit alors de nous dévoiler toutes les tractations et manoeuvres politiciennes (parfois à la limite de la corruption) mises en oeuvre pour arriver à ses fins. Tout est alors affaire de dialogues, au Parlement où les joutes oratoires font rage, ou dans ses couloirs et dans les antichambres de la Maison Blanche. A coup de saillies verbales et d’arguments, on assiste à un combat politique très intéressant quoique souvent très technique. Mais c’est là le mérite de Spielberg qui a fait le choix de la complexité et n’a pas sacrifié au grand divertissement comme il en a l’habitude, en évitant l’hagiographie pompeuse et larmoyante.

Pour ce faire, il a su s’offrir les services d’un casting de premier choix. Daniel Day Lewis, bien sûr, qui remplace Liam Neeson initialement prévu dans le rôle titre et qui non seulement est saisissant de ressemblance avec ce grand homme, mais parvient aussi à lui insuffler toute son humanité et sa détermination. Un rôle à oscar, comme on dit, qui pourrait lui valoir le troisième de sa carrière. Mais il ne faudrait pas oublier la prestation de Tommy Lee Jones, qui campe magnifiquement le parlementaire Républicain Thadeus Stevens, radicalement engagé pour l’égalité entre Blancs et Noirs, qui accepte de renoncer à la radicalité et de céder à quelques grands compromis afin de faire pencher la balance dans le camp abolitionniste. Probablement l’un des rôles les plus émouvants de sa longue carrière.

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Pour conclure, malgré des longueurs indéniables qui vaudront certainement à beaucoup un profond ennui (2 heures auraient probablement suffi), Lincoln n’en demeure pas moins un des meilleurs films historiques de son auteur qui aborde le thème du courage politique de façon assez brillante et avec une étonnante retenue.

 

The Amazing Spiderman s’annonce… pas mal

7 février 2012 Laisser un commentaire

On pensait la voir pendant la finale du Super Bowl la bande-annonce tant attendue (ou pas) du surprenant Homme-Araignée. Elle a finalement été dévoilée dans la nuit par Sony Pictures. On peut encore se demander quel est l’intérêt de déjà faire un remake reboot du Spiderman de Sam Raimi dont le premier opus est sorti il y a moins de 10 ans, mais force est de constater après visionner le trailer que la version de Marc Webb (500 jours ensemble), « The Amazing Spiderman », semble avoir le potentiel pour surpasser celle de son prédécesseur. Un bon casting (Andrew GarfieldEmma StoneMartin Sheen,Sally Field…), une ambiance plus sombre, des effets spéciaux spectaculaires à qui la 3D apportera un petit plus.

Pour qui connait l’histoire de Peter Parker (sans doute à peu près tout le monde), il ne faut pas en revanche s’attendre à beaucoup de nouveauté, si ce n’est le méchant : le Lézard (Rhys Ifans) et la couleur de cheveux de la charmante Emma Stone (la crinière rousse lui va mieux). Et c’est là tout le problème des remakes ou autres reboots… Qu’ils soient réussis ou non, ça reste du recyclage et ça dénote un manque d’originalité croissant dans les choix artistiques des grands studios. La catchline « The untold story » est à ce titre bien exagérée.

The Amazing Spiderman, les premières photos

4 novembre 2011 Laisser un commentaire

A l’occasion du dernier Comic Con en Californie, Marc Webb, le réalisateur de 500 jours ensemble, a présenté les premières images de son « reboot » de Spiderman : « The Amazing Spiderman », devant un parterre de plus de 6000 geeks impatients. Avec un casting très alléchant…

Dans le rôle titre, l’excellent Andrew Garfield, révélé dans le film britannique Boy A, qui a explosé l’année dernière dans The Social Network de David Fincher en interprétant Eduardo Saverin, le cofondateur de Facebook, évincé et trahi par son meilleur ami Zuckerberg.

Pour cette nouvelle adaptation des aventures de l’homme-araignée, exit Mary Jane, Le bouffon vert, Venom ou l’homme sable. C’est la blonde Gwen Stacy (interprétée par Bryce Dallas Howard dans l’épisode 3 du Spiderman de Sam Raimy), cette fois-ci sous les traits d’Emma Stone – la petite jeune qui monte à Hollywood en ce moment – qui fera battre le coeur du super héros.

du magazine Total Film

Le grand méchant du film sera le Lézard (Rhys Ifans), une sorte de Dr Jekyll & Mr Hyde, à la fois le mentor et l’adversaire de Peter Parker.

On y retrouvera encore la tante May (Sally Field) et l’oncle Ben (Martin Sheen), qui risque à nouveau de se faire buter au début du film.

Une famille formidable

Spoilers :

D’après le magazine Total Film, dont un des journalistes a assisté à la projection de quelques minutes du film, on y verra un Peter Parker plus dur et plus tourmenté encore que dans la version de Raimi. Un étudiant brillant qui s’en prend plein la gueule à l’école, et qui reste marqué par le décès de ses deux parents (« ton père était un homme très secret », dit Tante May (Sally Field) à Peter). Suite à un meurtre à Manhattan (probablement celui de l’oncle Ben, qui meurt souvent), Spiderman est suspecté et devient l’ennemi public numéro 1. Et là, bien sûr, un nouveau méchant arrive : le docteur Curt Connors, un scientifique qui en tentant de régénérer son bras, va muter en une créature monstrueuse qu’on imagine lézardesque. Ca devrait être bon !