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Archive for septembre 2012

Une nouvelle affiche pour Bilbo

27 septembre 2012 Laisser un commentaire

Après celle de Bilbo et de son épée, Peter Jackson vient de dévoiler une nouvelle affiche pour son Hobbit. On y découvre pêle-mêle la dizaine de nains qui accompagnera l’oncle de Frodon dans ses aventures :

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Critique : « Camille redouble » de Noémie Lvovsky

22 septembre 2012 5 commentaires

Le pitch de « Camille redouble » fait penser à un « Big » à l’envers : Camille (Noémie Lvovsky), la quarantaine bien trempée (dans l’alcool)  se fait larguer par son mec, et après avoir fait réparer sa montre par un horloger un peu spécial (Jean-Pierre Léaud), se retrouve au lendemain de la St Sylvestre 25 années plus tôt. C’est à l’hôpital qu’elle se réveille, en 1985, après un réveillon trop arrosé.

Elle a de nouveau 15 ans et sait tout de ce qui va lui arriver : la rencontre avec Eric (Samir Guesmi), l’homme de sa vie, dont elle tombera enceinte à l’aube de ses 16 ans ; la mort de sa mère (Yolande Moreau), juste avant qu’elle lui annonce la nouvelle, et le futur échec de son couple qui lui brisera le coeur…

A partir de là, le choc que connaît Camille de se retrouver téléportée dans sa vie d’ado, parfaitement consciente de son véritable âge et forte de son expérience de la vie, provoque des situations tour à tour désolipantes (il faut voir le sort qu’elle réserve à son futur ex quand elle fait – à nouveau – sa rencontre) et émouvantes, comme lorsqu’elle enregistre sur un magnétoscope d’un autre âge la voix de sa mère qui parle à une abeille pour la conserver à jamais. Elle retrouve ses copines (toutes géniales dans leur genre) et revit ses jeunes années avec son regard d’adulte parfois désabusée mais à la fois surexcitée de retrouver sa jeunesse passée. Qui n’a jamais un jour rêvé de retrouver ses belles années, ses amis d’enfances et ses premières boums ?

la boum

« Camille redouble » nous offre donc à travers les yeux de son interprète principale un come-back assez jouissif dans les années 80, sur fond musical de Nena et Walking on sunshine avec ces looks improbables faits de pulls trop larges et de vêtements bariolés. Une époque révolue que l’on découvrira ou revivra (selon son âge) avec le même plaisir que cette quadra un peu folle et véritablement irrésistible.

Cette histoire est également un prétexte pour poser les questions que tout le monde a dû un jour se poser à un certain moment de sa vie : que ferais-je si je pouvais remonter le temps, tout recommencer ? Est-ce que je choisirais un autre chemin ? Des interrogations qui ne cessent de travailler Camille pendant cette étrange expérience, elle qui fait tout pour ne pas retomber dans les bras de l’homme de sa vie, mais qui ne peut pas lutter contre ses sentiments. Si on comprend vite que Camille décidera de ne pas changer la trajectoire amoureuse de sa vie, la fin du film reste ouverte et ne répondra pas à toutes nos questions sur l’avenir de son couple.

« Camille redouble » est un film simple et léger, une sorte de madeleine de Proust au goût doux amer qu’il est recommandé de goûter.

Critique : « Killer Joe » de William Friedkin

15 septembre 2012 1 commentaire

Cinq ans après nous avoir bluffés avec « Bug », un huis-clos saisissant et anxiogène teinté d’une paranoïa poussée à son paroxysme, William Friedkin nous revient en grande forme avec « Killer Joe », adapté d’une pièce de la même auteure, Tracy Lepps. Un polar amoral et mordant dont les antihéros appartiennent à cette Amérique des laissés pour compte, membres d’une white trash family des plus déglinguées.

Le réalisateur de « L’Exorciste » nous met d’emblée dans l’ambiance. Chris (Emile Hirsch), un jeune dealer paumé frappe à la porte du mobile home de son père, Ansel (Thomas Jane), en pleine nuit, beuglant à tue-tête pour qu’on lui ouvre. Il est accueilli par sa belle-mère à demi nue peu embarrassée par la pubis, son pubis bien en vue. C’est clair, on est donc bien loin de 7 à la maison… D’autant plus que Chris vient rendre visite à son père avec des intentions pas très catholiques. Criblé de dettes, il entend engager un tueur à gages pour régler son compte à sa mère et empocher son assurance vie, dont il a appris que sa soeur Dottie (Juno Temple, merveilleusement décalée) était bénéficiaire.

Après s’être mis d’accord pour se partager les gains à quatre part égales,  en mettant la belle-mère chaudasse (Gina Gershon) dans le tableau, Chris et son père font alors appel à Joe (Matthew McConaughey), flic de son état et accessoirement tueur à gages pour dézinguer la daronne. Un personnage trouble et inquiétant qui exige de se faire payer d’avance avant de remplir toute prestation. La famille étant sans le sou, Killer Joe accepte de faire une entorse à sa règle à condition que lui soit offerte la vierge Dottie en tant que caution, ce que Chris et Ansel acceptent sans trop de scrupules…

Dans le rôle de cet homme trouble au charme vénéneux, Matthew McConaughey excelle et continue une belle reconversion dans des emplois plus profonds, débutée avec « La Défense Lincoln » et poursuivie il y a peu de temps avec « Magic Mike ». Tour à tour attirant et effrayant, il nous offre dans « Killer Joe » une de ses meilleures performances et impressionne.

« Killer Joe » est aussi un véritable film de genre qui prend aux tripes et fait monter la pression crescendo jusqu’à un final outrancier mais parfaitement marquant. Il faut aussi souligner l’intelligence et l’humour noir très présent qui fait aussi de ce film une farce grinçante qui écorne rageusement l’image de l’Amérique profonde. On aura beau reprocher à Friedkin ses personnages archétypaux de vierge sacrifiée (Dottie) et de pute machiavélique (la belle-mère), et le côté presque caricatural de l’ensemble, on ne pourra que s’incliner devant la maestria avec laquelle le réalisateur met en scène cette histoire sordide et inquiétante.

Première photo pour « Casse-tête chinois » de Cédric Klapisch

11 septembre 2012 Laisser un commentaire

C’est parti ! Le tournage de la suite de « L’auberge espagnole » et des « Poupées Russes » a démarré à New York.

On y retrouvera Romain Duris dans le rôle de Xavier, désormais père de famille ayant atteint la quarantaine. Il sera de nouveau accompagné de Kelly Reilly et d’Audrey Tautou.