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Archive for mai 2012

Une nouvelle affiche internationale pour Prometheus

Une superbe nouvelle affiche du tant attendu « Prometheus » de Ridley Scott vient de surgir sur le net. Encore une fois, ça donne vraiment envie d’aller voir ce film qui s’annonce épique…

affiche poster Prometheus

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L’équipe de « Magic Mike » se dévoile en couverture d’Entertainment Weekly

La couverture du dernier numéro du magazine américain Entertainment Weekly fait la part belle à Channing Tatum, à l’affiche de « 21 Jump Street » et de « Je te promets ». On l’y voit se dénuder (légèrement) en tournant la page pour découvrir son torse, ainsi que ses charmants collègues du film« Magic Mike » de Steven Soderbergh, inspiré de la propre histoire de l’acteur et de ses débuts en tant que strip-teaser.

Un groupe de beaux mâles réuni dans une photo à la « it’s raining men », avec à ses côtés Joe Manganiello (le loup-garou sexy de True Blood), le charmant Matt Bomer de la série FBI duo très spécial et Matthew McConaughey qu’on ne présente plus.

Le film sortira le 29 juin aux Etats-Unis.

Magic Mike Entertainment Weekly

Channing Tatum, Joe Manganiello, Matt Bomer & Matthew McConaughey en couverture d’Entertainment Weekly

 

« Drugstore studio »: cycle ciné-culte autour du cinéma américain au Drugstore Publicis

Le cinéma parisien Drugstore Publicis a lancé hier une opération se déroulant jusqu’au 12 juin baptisée « Drugstore Studio » autour du cinéma américain. Au programme, des événements, des rencontres-dédicaces, des objets collectors, et à partir de demain, des projections doubles de films cultes chaque jeudi soir autour de soirées thématiques en partenariat avec Les Cahiers du cinéma :

soirée Fantastique le jeudi 17 mai à 20h avec « Total Recall » et « Paycheck »

soirée 70’s & addictions le jeudi 24 mai à 20h avec « Drugstore Cowboy » et « Las Vegas Parano »

soirée Horreur le jeudi 31 mai à 20h avec « Carrie » et « Christine »

Prix unique de 10euro avec glace offerte.

Vous pouvez tenter de gagner des places sur la page Facebook du Publicis Drugstore.

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Vidéo : David Hasselhoff dans Piranha 3DD

11 mai 2012 1 commentaire

Amateurs de nanars, vous n’êtes surement pas sans savoir que sortira bientôt Piranha 3DD, la suite de Piranha 3D, reboot de Piranha de Joe Dante par le frenchy Alexandre Aja. L’équipe marketing du film vient de diffuser une nouvelle vidéo de David Hasselhoff qui fait un caméo dans le film.

Une scène digne des meilleurs épisodes d’Alerte à Malibu ! Jugez vous-même :

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Critique : « La cabane dans les bois » de Drew Goddard

affiche "La cabane dans les bois" de Drew GoddardC’est sans rien connaître du film ou presque que je me suis rendu à une projection de « La cabane dans les bois », de Drew Goddard. J’avais seulement entendu dire qu’il était produit par le nouveau dieu du box-office Joss Whedon (Avengers) et qu’il devrait plaire aux aficionados des films d’horreur comme moi, grâce à de multiples références aux chefs d’oeuvre du genre. Dans le mille ! En plus d’exploiter et de rendre hommage au cinéma horrifique de manière totalement originale, Whedon et Goddard (tous les deux coscénaristes) s’amusent avec les codes et les figures imposées du film d’horreur et nous proposent une mise en abîme très maligne qui place le spectateur à la fois en tant que voyeur et que marionnettiste, devant un groupe de cinq jeunes à qui il va arriver malheur.

 

Difficile d’en dire plus sans déflorer l’aspect innovant et surprenant du film, mais « La cabane dans les bois » démarre comme un énième slasher dans les bois mettant en scène un groupe de jeunes qui part en week-end dans une baraque pourrie perdue en pleine forêt. Des personnages bien évidemment stéréotypés comme la blondasse un peu salope (Anna Hutchison), son mec bodybuildé (Chris Hemsworth aka Thor avec les cheveux courts), l’intello (Jesse Williams), la « vierge » (Kristen Connolly) et le mec marrant constamment défoncé (Fran Kranz). Là où le film est malin, c’est qu’il se propose de nous expliquer par un système proche de celui de la télé-réalité pourquoi les films d’horreur fonctionnent avec ce genre de personnages qui ont toujours des idées aussi connes, par exemple, que celle de se séparer alors qu’ils sont attaqués par une horde de zombies sanguinaires.

 

Fran Krantz en Marty dans la cabane dans les bois Passée cette première partie un peu longuette quand même, bien que relativement efficace puisqu’appliquant à la lettre les règles d’un slasher efficace, un revirement de situation inattendu intervient à mi-parcours.  Commence alors une longue séquence nihiliste et outrancière absolument démente dans laquelle on retrouve justement ces références multiples dont je parlais en début d’article, dans un feu d’artifice décomplexé d’horreur à gogo et de gore jubilatoire pour tout fan d’hémoglobine sur grand écran. C’est du grand n’importe quoi et ça fonctionne à merveille ! En ajoutant à ça un casting qui parvient à nous rendre ces protagonistes attachants et immoraux (notamment Richard Jenkins, toujours excellent), on obtient le film d’horreur le plus drôle et le plus inventif que l’on ait vu depuis bien longtemps.

Une excellente surprise.

Critique : « Dark Shadows » de Tim Burton

affiche de Dark ShadowsCinéaste génial doté d’un univers à part, célébré en ce moment à la Cinémathèque Française, Tim Burton nous a offert des chefs d’oeuvre inoubliables au début de sa carrière (« Edward aux Mains d’argent », « Ed Wood »…), avant de commencer à nous décevoir dans les années 2000 avec des films hollywoodiens ratés comme son remake de la Planète des singes ou encore, le dernier en date, « Alice au Pays des Merveilles » (néanmoins l’un de ses plus gros scores au box-office mondial). On avait donc des raisons de douter de la qualité de son dernier opus, « Dark Shadows« , l’adaptation d’un soap opéra américain à succès diffusé sur ABC à la fin des années 60.

Une série dont lui et Johnny Depp, son acteur fétiche avec qui il collabore ici pour la huitième fois, sont tous deux des fans. Au final, cette adaptation offre à Tim Burton le terrain de jeu idéal pour faire ce qu’il fait de mieux : mêler le gothique et le comique dans une ambiance à la fois sombre et colorée, effrayante et loufoque.

Johnny Depp en Barnabas Collins dans Dark Shadows

Johnny Depp y incarne Barnabas Collins, héritier d’une famille de colons ayant quitté l’Angleterre pour fonder une ville dans le Maine à la fin du 18ème siècle. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où le jeune et beau notable éconduit sa servante, Angélique Bouchard (Eva Green), pour une plus classieuse donzelle portant le doux prénom de Josette (Bella Heathcote). C’était sans savoir que la soubrette était aussi sorcière… Folle de rage, la diabolique Angélique envoie sa rivale se jeter du haut d’une falaise et maudit son amant en le transformant en vampire, avant de le faire enterrer vivant par les villageois. Deux siècles plus tard, Barnabas est sorti par accident de son tombeau et revient dans son manoir pour aider ses descendants – une famille ruinée et un peu dégénérée – à remonter la pente que les Collins n’ont cessé de dévaler depuis des lustres. La matriarche Elizabeth (Michelle Pfeiffer) tente tant bien que mal de tenir les rênes de sa famille, qui compte sa fille, une ado un peu rebelle aux jupes courtes que Barnabas prend pour une catin (Chloë Moretz), un frère pique-assiette (Jonny Lee Miller), et son fils qui prétend communiquer avec sa mère disparue en mer. Dans ce manoir vit aussi une psychanalyste alcoolique (Helena Bonham Carter) et arrive une mystérieuse gouvernante, Victoria Winters, qui ressemble trait pour trait à la Josette de Barnabas.

Jonny Lee Miller et Helena Bonham Carter dans Dark Shadows

La rencontre entre ce vampire aux manières d’une autre époque et cette famille vivant dans le temps de la glorieuse société de consommation est évidemment propice à une succession de gags plutôt réussis et des dialogues souvent drôles. Dans « Dark Shadows », Tim Burton opère aussi une sorte de synthèse de son cinéma (on pourra facilement lui reprocher de faire du recyclage) avec, comme (presque) toujours, un Johnny Depp grimé, un manoir maudit hanté par des fantômes comme dans « Beetlejuice » et une foule en colère comme dans « Edward aux Mains d’argent », une histoire de vengeance sur fond de malédiction comme dans « Sweeney Todd »… Bref, Tim Burton se cite et multiplie les clins d’oeil à ses propres oeuvres en retrouvant ses thèmes familiers – famille forcément dysfonctionnelle avec un père absent, société abrutie par le consumérisme… – tout en convoquant les éléments fantastiques qui lui sont chers.

Tout n’est pas pour autant réussi. Le scénario est la principale faiblesse du film : assez convenu sans véritable enjeu dramatique, il ne parvient malheureusement pas à faire exister assez ses personnages secondaires pourtant intéressants.  Néanmoins, Tim Burton parvient à nous emporter dans cette aventure grâce à son sens de la mise en scène (impeccable), aidé par des décors gothiques somptueux et des effets visuels très impressionnants. Il nous offre également des scènes complètement barrées et psychédéliques dont il a le secret, comme cette séquence jubilatoire de sexe acrobatique entre Angélique et Barnabas, ou encore leur affrontement final assez surpenant. Le casting prestigieux qu’il s’est offert est dans l’ensemble très convaincant : mention spéciale à Eva Green qui surprend plus que Johnny Depp en mode méga bitch blonde sexy en diable, à Michelle Pfeiffer qu’on est content de retrouver, et à Helena Bonham Carter, toujours aussi folle.

Eva Green en Angélique Bouchard dans Dark Shadows

« Dark Shadows » est donc un divertissement très plaisant dans l’ensemble, bien que non exempt de défauts, qui a le mérite de nous faire enfin retrouver l’univers sombre et fou de Tim Burton. Un monde où cohabitent noirceur et fantaisie. Un plutôt bon cru… Espérons qu’il continue sur cette voie.

Queer Palm 2012 : le guide

Le guide de la prochaine Queer Palm est disponible en ligne, à télécharger ici.

 » Ce prix incarne les thématiques qui nous sont chères, les questionnements qui parcourent nos vies, nos bonheurs, nos malheurs, notre besoin de représentation, comme une preuve supplémentaire que nous, queers de tous pays, de tous genres, de toute orientation sexuelle, sommes là et bien là », comme l’explique son fondateur Franck Finance-Madureira dans son édito.

Vous en saurez plus sur le jury de la Queer Palm et sa présidente Julie Gayet en lisant ce guide, qui contient aussi un dossier sur l’année ciné LGBTQI co-écrit par votre serviteur et une interview d’Oliver Hermanus (lauréat de la précédente édition pour son film Beauty), ainsi que les films pressentis cette année.

Bonne lecture !

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