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Archive for novembre 2011

Des news de Sherlock Holmes 2: a game of Shadows

26 novembre 2011 Laisser un commentaire

Yes he's back

Cette semaine l’ex Mr Madonna Guy Ritchie nous en dit un peu plus dans Entertainment Weekly sur les nouvelles  aventures du fameux détective londonien et de son acolyte Watson, qui reviennent dans les salles américaines le 16 décembre. Un film plutôt attendu vu le succès du premier volet sorti en 2009, dans lequel le réalisateur de Snatch dynamitait le personnage d’une manière plutôt fun et très divertissante.

Dans Sherlock Holmes 2: a game of Shadows (jeu d’ombres en français), l’excellent Robert Downey Jr reprend du service dans le rôle du détective au côté de Jude Law. Pour cette suite, le scénario s’écarte de l’intrigue plutôt tournée vers l’occulte du premier film et se concentre cette fois-ci sur l’aventure. « On a laissé le surnaturel de côté, plus ou moins », déclare Guy Ritchie.

Cette fois-ci, Holmes va apporter son aide à une diseuse de bonne aventure (Noomi Rapace, la Lisbeth Salander du Millenium suédois) menacée par le Professeur Moriarty, le grand méchant des romans de Conan Doyle. On avait un temps évoqué le nom de Brad Pitt pour ce rôle, mais il a finalement échu à Jared Harris de la série Mad Men.

The evil Pr Moriarty

Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, Holmes est à nouveau assisté par son fidèle ami le Docteur Watson, sur le point de se marier. Malgré l’imminence de son union, la « bromance » entre les deux compères reste « le moteur de l’histoire » selon Ritchie, et permet à Downey Jr de s’en donner à cœur joie niveau costumes (notamment en travesti comme le montre la bande-annonce) : « Robert était très content de se déguiser en femme » dixit Guy Ritchie. Il a l’air en tout cas très à l’aise dans la peau d’une lady.

Holmes, sweet Holmes

D’après la bande-annonce, on devrait être plutôt bien servi niveau action et humour. Espérons que le cocktail soit aussi bien réussi que pour le premier opus, et que le film vaille mieux que son titre…

Le film sortira en France le 25 janvier.

Intouchables – déjà culte

19 novembre 2011 Laisser un commentaire

Plus de 5 millions de spectateurs en seulement deux semaines, et une fréquentation qui ne faiblit pas (+45% en deuxième semaine)… Le bouche-à-oreille semble marcher à plein régime pour Intouchables. 

Always look on the bright side of life

Le dernier petit bijou du duo Toledano / Nakache semble être en passe de dépasser au box office 2011 la dernière partie des aventures du petit sorcier puceau à lunettes (HP et les reliques de la mort et ses 6,5 millions de spectateurs) et la comédie régionaliste douanière Rien à Déclarer (number one avec 8 millions d’entrées). Une incroyable popularité qui fait de cette comédie un quasi phénomène, permettant au passage de faire exploser au grand jour le talent d’Omar et Fred Sy qui s’est désormais fait un nom, et confirmant celui de François Cluzet, presque devenu incontournable dans le cinéma français.

L’histoire, tirée d’une histoire vraie, tout le monde la connaît maintenant. Elle raconte la rencontre entre un richissime homme d’affaire cloué dans un fauteuil roulant suite à un accident de parapente, et un « jeune de banlieue, tout le temps la banane, un sourire au milieu du faciès », qui va devenir son auxiliaire de vie et bien plus encore.

En réussissant le pari casse gueule de parler d’un sujet comme le handicap en évitant la moindre note de pathos, Toledano et Nakache nous offrent avec Intouchables le buddy movie le plus drôle et le plus touchant qu’on ait vu depuis longtemps. Il faut dire que ces deux là savent s’y prendre en matière de comédie. Ils nous avaient offert il y a quelques années le film « ultime » sur les jolies colonies de vacances, Nos Jours Heureux, avec Omar Sy, déjà.

Ici, Omar illumine chaque scène, avec sa joie de vivre, son humour fracassant et sans pitié.  Le mec ose rire de tout, se moque de ce dont on se moque pas, à l’instar de ce classique instantané : la vanne du « pas de bras, pas de chocolat » qu’il assène à un Cluzet qui lui demande un M&M’s. Un moment emblématique du film qui explique cette amitié particulière qui va naître entre deux hommes a priori diamétralement opposés. Driss (Omar) regarde et traite Philippe (Cluzet) d’égal à égal, sans compassion outrée. Il n’hésite pas à le bousculer, le fait marrer souvent, et finalement lui redonne goût à la vie. Cluzet impressionne dans le rôle de cet homme qui a tout perdu, sauf sa fortune. Par sa seule voix et les expressions de son visage, il nous fait passer du rire aux larmes (pour les plus sensibles).

Pas de bras... Pas de chocolat

Il faut dire en plus que l’interprétation sans faille des deux interprètes principaux est comme d’habitude chez Toledano et Nakache servie par des dialogues très bien écrits, un rythme bien travaillé et des scènes dans lesquelles devant lesquelles on ne peut faire qu’applaudir (ce qui a eu lieu au moins dans la salle où j’ai vu le film, et j’imagine dans bien d’autres) : celle de l’entretien d’embauche dans laquelle Driss rencontre Philippe, celle où il ambiance magistralement une soirée d’anniversaire déprimante sur fond de Earth Wind & Fire, ou encore quand il accompagne Philippe à l’opéra et découvre un « arbre qui chante »… Le film parvient à la fois à être très drôle (rare pour une comédie française) et profond, en abordant des thèmes multiples comme le handicap, l’exclusion, la différence de classes, la solitude, etc. sans jamais être lourd ou plombant.

Un pétard ou un ricard, si t'as vraiment le cafard...

Bref, les raisons du succès mérité d’Intouchables sont multiples, alors un conseil : courez-y si ce n’est déjà fait. Après Polisse, dans un registre totalement différent, le cinéma français se porte décidément bien en cette fin d’année. Les ricains ne s’y sont pas trompés. Ils pencheraient paraît-il sur un remake. No use.

L’ordre et la morale : le retour en force de Kassovitz

17 novembre 2011 Laisser un commentaire

Après ses deux incursions hollywoodiennes – moyennement réussie pour Gothika, totalement foirée pour Babylon A.D. (un plantage à voir dans l’excellent making-of Fucking Kassovitz) – Mathieu Kassovitz revient sur les écrans en force avec « l’Ordre et la Morale », derrière mais aussi devant la caméra. Le film retrace les événements dramatiques survenus lors de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle Calédonie en 1988, en pleine période de campagne présidentielle, qui aboutiront à la mort d’une vingtaine de preneurs d’otages et de deux gendarmes.

Comme Paul Greengrass l’avait fait pour Bloody Sunday, Kassovitz prend le temps pendant plus de deux heures de revenir sur les faits, et pointe les responsabilités politiques de chacun. Il a choisi d’interpréter lui-même Philippe Legorjus, le capitaine du GIGN qui se retrouve chargé de négocier avec les preneurs d’otages indépendantistes kanaks. Débarqué sur place, il va devoir composer avec l’armée et le général Vidal, les politiques (Bernard Pons, ministre de l’outre-mer du premier ministre Chirac), et les kanaks. Il devra finalement choisir entre l’ordre (celui imposé par l’armée et le président d’en recourir à la force) et la morale (il va devoir trahir le chef des indépendantistes avec lequel il était en train de trouver un terrain d’entente).

Malgré le jeu moyen de certains protagonistes, principalement dû au fait que Kassovitz ait choisi de caster des kanaks qui ne sont pas des acteurs professionnelles, on reste happé par l’histoire et la mise en scène et son interprétation en tant qu’acteur sont impeccables. Et, bien que tout le monde connaisse l’issue des événements, le réalisateur de « la Haine » parvient à faire monter le suspense crescendo jusqu’à l’assaut final (dont le clin d’œil à Apocalypse Now ne passe pas inaperçu), dans une scène magistralement mise en image : on s’y croirait…

C’est dans sa manière d’appuyer là où ça fait mal que Kassovitz convainc : les politiques (Chirac et Mitterrand) en pleine campagne veulent tout faire pour se débarrasser du problème au plus vite en mettant la pression sur l’armée avant les élections, à tel point que l’on va assister à une scène pendant laquelle l’armée envisage carrément de résoudre le conflit par une attaque au napalm (qui a vraiment eu lieu selon les dires de Kasso après la projection du film).

C’est finalement le Président de l’époque, d’abord favorable au dialogue, qui signera l’ordre final de donner l’assaut sur la grotte. Ce alors que Legorjus, manquant un peu de temps, aurait pu éviter en y envoyant des journalistes. Confronté à un dilemme moral, il choisira d’agir en bon soldat. Avec les conséquences qu’on connait désormais. Suggérées dans le film, les exactions et exécutions commises par l’armée à la fin de l’assaut, dénoncées par un rapport de la ligue des droits de l’homme, ne seront jamais condamnées. Les protagonistes ont en effet bénéficié d’une amnistie générale peu après.

« L’Ordre et la Morale » est probablement le meilleur film de Kassovitz depuis « La Haine » en 1995. On y retrouve un engagement politique qui fait plaisir à voir et un vrai sens de la mise en scène. Il est toujours bon de se rappeler de quelles saloperies nos dirigeants sont capables…

Catégories :critiques

Rhum Express, une comédie honnête mais pas assez déjantée

9 novembre 2011 Laisser un commentaire

Johnny dans un magnifique calbut des sixties

J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première parisienne de Rhum Express, le dernier film avec Johnny Depp en tête d’affiche. Rhum Express (Rum Diary en VO), c’est l’adaptation d’un livre d’Hunter S. Thompson, l’inventeur du journalisme « gonzo » qui mêle écriture à la première personne, drogues et engagement politique.

N’ayant pas vraiment entendu parler du film, c’est avant tout excité à l’idée de voir « en vrai » Johnny Depp que je me suis rendu sur les Champs Elysées muni de mon carton d’invitation.

J’ai quand même essayé de prendre quelques photos, ratées et floues. Voyez vous mêmes…

Et pour faire corps avec son personnage, il se trouve que Johnny Depp était saoul ce soir là ! C’est en titubant tel Jack Sparrow qu’il s’est dirigé vers l’estrade pour s’adresser au public de la salle, aidé dans cette difficile tâche par deux gorilles (il parait qu’il avait fait pareil à l’avant-première new yorkaise). Il a tout de même réussi à s’exprimer dans un français très correct, ce qui a fait son effet dans le public.
Parlons un peu de ce film dans lequel l’inoubliable interprète d’Edward aux mains d’argent incarne un journaliste expatrié à Porto Rico dans les sixties. La scène d’introduction nous met directement dans l’ambiance avec un Johnny / Paul Kemp qui se réveille les yeux rouges et éclatés dans sa chambre hôtel, qu’il a ravagée en tentant vainement d’ouvrir le minibar. Ca commence bien, on s’attend à une sorte de Las Vegas Parano bis avec son lot de scènes déjantées à coups de Rhum et autres substances moins licites. Mais c’est finalement un divertissement un peu plus sage et classique qu’attendu que nous offre le réalisateur.

Malgré un Johnny Depp presque parfait, comme d’habitude, très inspiré dans les scènes d’ivresse et de gueule de bois, le scénario manque de rythme pour tenir la longueur sur deux heures de film. Dès son arrivée à Porto Rico, embauché par un journal local en fin de vie, le journaliste interprété par Johnny découvre l’île, son rhum, ses femmes, et sa bière nom de Dieu, ses combats de coqs, sa misère, et une très belle blonde qui porte l’étrange prénom de Chenault (sic). Là-bas, il va vivre dans une piaule pourrie avec un coloc alcoolique, écrire quelques horoscopes, et s’éprendre d’une très jolie blonde, fiancée au méchant promoteur véreux (Aaron Eckhart) avec lequel Kemp va devoir s’acoquiner… Une trame un peu classique et un scénario bien plus linéaire que ce à quoi on pouvait s’attendre.

Sans dévoiler la suite, c’est surtout les très drôles scènes de beuverie, les dialogues et l’interprétation de Depp et des seconds rôles (Giovanni Ribisi en tête, en sac à Rhum à la dégaine de clochard) qui font de Rhum Express une honnête comédie. Un film qui aurait pu (dû) être beaucoup plus déjanté à mon goût,  pour l’adaptation d’une oeuvre de Hunter S. Thompson. Mais je n’ai pas lu le livre dont c’est tiré, je ne sais donc pas s’il s’agit d’une adaptation fidèle…

On a quand même droit à une courte scène d’hallucination amusante (il n’y en a qu’une), après l’absorption d’une substance étrange – quand des gouttes étranges dans l’oeil font voir d’autres réalités.

Sortie le 30 novembre.

The Amazing Spiderman, les premières photos

4 novembre 2011 Laisser un commentaire

A l’occasion du dernier Comic Con en Californie, Marc Webb, le réalisateur de 500 jours ensemble, a présenté les premières images de son « reboot » de Spiderman : « The Amazing Spiderman », devant un parterre de plus de 6000 geeks impatients. Avec un casting très alléchant…

Dans le rôle titre, l’excellent Andrew Garfield, révélé dans le film britannique Boy A, qui a explosé l’année dernière dans The Social Network de David Fincher en interprétant Eduardo Saverin, le cofondateur de Facebook, évincé et trahi par son meilleur ami Zuckerberg.

Pour cette nouvelle adaptation des aventures de l’homme-araignée, exit Mary Jane, Le bouffon vert, Venom ou l’homme sable. C’est la blonde Gwen Stacy (interprétée par Bryce Dallas Howard dans l’épisode 3 du Spiderman de Sam Raimy), cette fois-ci sous les traits d’Emma Stone – la petite jeune qui monte à Hollywood en ce moment – qui fera battre le coeur du super héros.

du magazine Total Film

Le grand méchant du film sera le Lézard (Rhys Ifans), une sorte de Dr Jekyll & Mr Hyde, à la fois le mentor et l’adversaire de Peter Parker.

On y retrouvera encore la tante May (Sally Field) et l’oncle Ben (Martin Sheen), qui risque à nouveau de se faire buter au début du film.

Une famille formidable

Spoilers :

D’après le magazine Total Film, dont un des journalistes a assisté à la projection de quelques minutes du film, on y verra un Peter Parker plus dur et plus tourmenté encore que dans la version de Raimi. Un étudiant brillant qui s’en prend plein la gueule à l’école, et qui reste marqué par le décès de ses deux parents (« ton père était un homme très secret », dit Tante May (Sally Field) à Peter). Suite à un meurtre à Manhattan (probablement celui de l’oncle Ben, qui meurt souvent), Spiderman est suspecté et devient l’ennemi public numéro 1. Et là, bien sûr, un nouveau méchant arrive : le docteur Curt Connors, un scientifique qui en tentant de régénérer son bras, va muter en une créature monstrueuse qu’on imagine lézardesque. Ca devrait être bon !