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Mission Impossible : Protocole Fantôme, un divertissement de haute volée

Les 4 fantastiques

Après s’être fait plutôt discret sur les écrans – la dernière fois c’était dans « Night and Day » et c’était pas top – Tom Cruise revient camper l’agent Ethan Hunt dans le quatrième volet de la saga Mission Impossible. Et il n’a rien perdu de sa forme ! Dans ce nouvel opus, il nous fait voyager avec lui à Budapest, Moscou, Dubaï ou encore Mumbai et nous offre une bonne grosse dose d’adrénaline. MI :4, c’est un cocktail très divertissant d’action, de suspense et d’humour. En trois mots, un blockbuster réussi.

A la réalisation, après Brian De Palma, John Woo et J.J. Abrams, c’est Brad Bird, le réalisateur des « Indestructibles » et de « Ratatouille » (deux classiques de chez Pixar) que l’acteur-producteur a choisi de mettre derrière la caméra. Un choix qui s’avère judicieux avec un passage de l’animation à la prise de vue réelle convainquant, dont on sent surtout l’influence dans le générique qui joue habilement avec une mèche enflammée et le thème musical de la série. Brad Bird a su reprendre les codes de la saga et le côté survitaminé apporté par son prédecesseur J.J. Abrams, également producteur de ce nouvel épisode. Il y instille aussi plus d’humour –  merci Simon Pegg ! – et des clins d’œil bienvenus : le saut de Jeremy Renner dans une turbine en marche n’est pas sans rappeler celui de Tom Cruise suspendu à un fil 15 ans plus tôt…

Comme beaucoup, je n’apprécie pas pour des raisons évidentes Mr Cruise à la ville. Mais à l’écran, on ne peut pas nier qu’il dispose toujours de beaucoup de charisme. Son côté super héros indestructible à la psychologie peu approfondie n’a bien sûr rien de crédible et peut finir par agacer – avec tout ce qu’il se prend dans la gueule, un type normal serait tombé dans le coma en moins de deux. Néanmoins on ne peut pas nier qu’il le fait très bien et avec une classe certaine. Ayant lui-même réalisé la plupart de ses cascades, l’action hero de 50 ans a certes vieilli, mais il s’est investi à fond et nous offre des séquences rythmées et impressionnantes. À commencer par celle de l’évasion réalisée avec brio au début du film. La scène scotchante (dans tous les sens du terme) où il escalade un gratte-ciel à plusieurs centaines de mètre de hauteur en étant le meilleur exemple. Principal intérêt de ce genre de film, ces morceaux de bravoure s’enchaînent sans temps mort pour le plus grand bonheur des spectateurs avides de grand spectacle.

Vertigo

Une autre réussite de ce quatrième volet tient dans sa nouvelle équipe, avec le toujours drôle Simon Pegg (qui découvre le terrain), et des petits nouveaux : la très belle Paula Patton et Jeremy Renner dont on comprend vite qu’il cache quelque chose. Désavoué par son gouvernement ayant déclenché le fameux « Protocole Fantôme », car il se retrouve accusé à tort d’avoir fait sauter le Kremlin (rien que ça !), Ethan Hunt et sa team ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes et des ressources très limitées pour déjouer un complot nucléaire – une intrigue de guerre froide bis pas très originale, il faut bien l’admettre. Mais quand pour couronner le tout la technologie se met à lâcher notre fine équipe avec des gros bugs récurrents, le suspense et l’humour se combinent très bien.

Le back-up

Là où le bât blesse, c’est notamment du côté des « méchants ». Notre Léa Seydoux nationale s’en sort honorablement en femme fatale : son (petit) rôle de tueuse à gages ultra froide lui sied plutôt bien, mais elle doit enchaîner tout au plus trois répliques. En revanche, le cerveau de l’attaque terroriste qui sert de toile de fond à l’histoire est surement le pire bad guy de l’histoire des films d’espionnage. Interprété par Michael Nyqvist (le super Blomkvist de l’adaptation suédoise de Millénium), il est d’une platitude absolue. Sans parler de sa quasi absence de dialogue et de début d’explication sur ses motivations. Quant aux quelques « séquences émotions » qui auraient pu apporter un petit plus au film, je les ai trouvées particulièrement ratées (le flashback avec le meurtre du Sawyer de Lost avec sa copine éplorée par exemple). En tout cas elles ne m’ont pas touché…

Femme fatale

Malgré ces quelques réserves, je ne boude pas mon plaisir. Mission Impossible : Protocole Fantôme est le blockbuster de cette fin d’année. Un pur divertissement de haute volée qui nous laisse scotchés à notre siège : du grand spectacle ! Visuellement ébouriffante et inventive, cette mission est probablement l’une des meilleures parmi les quatre que compte la saga.

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