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Hollywoo, le one-woman-show californien de Florence Foresti

Quand deux des comiques actuels les plus populaires de France se rencontrent au cinéma, ça donne Hollywoo… une comédie légère qui a le mérite de bien faire rire pendant une heure et demi, et c’est déjà pas mal !

C’est principalement le talent et l’énergie de Florence Foresti, très en forme, et de Jamel Debbouze qu’on avait pas vu depuis longtemps, qui font de ce film un bon divertissement. Co-écrit par l’auteure de Motherfucker elle-même, Hollywoo est une sorte de one-one-woman show en version longue dans lequel elle s’amuse beaucoup, et nous avec.

Florence Foresti y interprète Jeanne, une comédienne un peu ratée dont l’unique job est d’être la doublure française de Jennifer Marshall, superstar d’un soap au succès mondial. Alors qu’elle vient de rempiler pour une troisième saison, la gourgandine décide de quitter la série pour cause de dépression. Ayant perdu son gagne-pain, Jeanne décide alors de partir pour Hollywood afin d’essayer de faire changer la diva d’avis. Une idée de départ qui sert de prétexte à Foresti pour nous offrir une véritable performance et y aller à fond dans la comédie et l’autodérision.

Malgré un scénario relativement classique et prévisible – on est bien loin d’une vraie satyre – le film nous offre une succession de scènes-sketches qui jouent sur les clichés et le « culture shock » entre nos frenchies et les personnages stéréotypés qui peuplent le microcosme hollywoodien, dont le film se moque gentiment. Ici c’est le comique de situation qui est privilégié, et il fonctionne plutôt bien.

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Après quelques vaines tentatives pour approcher sa starlette, Jeanne rencontre Farres (Jamel Debbouze), un petit mec un peu escroc qui lui offre les clés de cet univers un peu particulier, et nous fait découvrir quelques techniques habiles pour pénétrer un studio, ou s’incruster dans une soirée mondaine quand on n’est pas sur la liste. Un rôle d’embobineur qui lui va comme un gant, même s’il faut dire que Foresti, véritable attraction du film, lui vole la vedette. Et si les deux trublions sont évidemment voués à finir ensemble comme il se doit dans toute bonne rom-com, c’est heureusement la déconne qui prend l’ascendant sur la romance (voir extrait ci-dessous).

Hollywoo n’est certainement pas la comédie de l’année (Intouchables ayant incontestablement raflé la mise) et le film s’essouffle un peu sur la fin, mais grâce à une Florence Foresti survoltée et hilarante, des gags plutôt réussis et des dialogues franglais qui font souvent mouche, le rire est bien au rendez-vous.

Petit avertissement néanmoins. Si vous êtes réfractaires à l’humour de Foresti, mieux vaut ne pas prendre son ticket…

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